Les jours sang

Les jours sang

Marie-Jo cherchait des signes de vie sur le corps de Dédé, secouant son bras inerte puis martelant avec le front sa poitrine en essayant de le soulever par les revers de son blouson. Wally et Milou, à genoux près de lui, sentaient les larmes monter, le ciment de la vie soudain liquéfié et puant, un abîme s’ouvrir sous eux, et tout l’amour du monde disparaître pour toujours.

Après la mort accidentelle de leur chef, trois jeunes voyous convertissent leur désarroi en rage vengeresse. L’idée est simple : prendre le bourgeois assassin et sa femme en otage, et effacer la douleur écoeurante, la vie de misère, l’avenir impossible sans Dédé. Leur plan absurde aura des répercussions inattendues chez les amis des séquestrés, qui croient avoir tout à perdre, comme chez le sergent Brisebois, qui croit avoir tout à gagner…

Les jours sang

184 pages
Version papier
ISBN
978-2-924461-71-6
$ 26,95
€ 18
Version EPUB
ISBN
978-2-924461-72-3
$ 19,99
€ 13
Photo d'Anne Elisseeff

Après des études de lettres et de sciences politiques à Paris, Éric de Belleval a été à la tête de plusieurs entreprises pendant près de vingt ans. Il a notamment dirigé la Fondation du grand groupe pétrolier français Elf et la Fondation de l’avenir pour la recherche médicale appliquée avant d’émigrer au Québec en 2011,

Revue de presse

  • Les jours sang _ Le coup de cœur de Martine Lévesque. «Un polar percutant par son réalisme et son rythme soutenu du début jusqu’à la fin. Éric de Belleval nous offre un suspense remarquable. Je vous recommande ce titre, si vous aimez un roman captivant avec une intrigue haletante bien menée par une plume riche. »

  • Les jours sang. «L’auteur « Éric de Belleval » soutient un bon rythme. Cela fait penser à un road movie. La psychologie des personnages est sommairement brossée. On sait à qui on a affaire. Aucune perte de temps ou d’intérêt. Le texte est savoureux et hybride, en ce sens qu’il contient des québécismes et parfois des termes plus près d’expressions françaises. Excellente lecture pour décrocher du bureau. Bref, je vous en recommande la lecture.» Denis Morin, blogue 

  • La vengeance au goût tiède

    On connaît l’adage, la vengeance est un plat qui se mange froid. Pas nécessairement si on en juge, le contenu de l’excellent roman policier Les jours sang d’Éric de Belleval. C’est d’abord un groupe de petites frappes, dont Dédé qui succombe mortellement. Il était le leader. Les survivants décident d’en finir avec un couple de bourgeois, le mari qui a trucidé le mec et sa femme, de les prendre en otages. C’est la vengeance au plat classique qui se mange froid. Sauf qu’il faut composer avec le sergent Brisebois qui va malmener quelque peu leur programme. Ce plat aura désormais un goût tiède. L’auteur, administrateur de sociétés depuis des lustres a bien réussi sa reconversion dans la littérature et nous offre une très belle histoire. Du bon policier selon les règles de l’art, avec en supplément une introspection psychologique des motivations des personnages en place. Daniel Rolland, Culturehebdo, juillet 2021.

     

  • Les jours sang d’Éric de Belleval. «Roman redoutable, narrant les sombres états dans lesquels parfois nous essayons de nous dépêtrer, n’effarouchant que les artifices servant de paravent à nos instincts assoupis. […] Récit intelligent dans lequel le sang déversé s’avère le symbole effarant de nos perditions. » Dominique Blondeau, Ma page littéraire, 14 juin 2021