Débandé

Débandé

La cloche sonne.

Pas un n’ose bouger le petit doigt. Trente paires d’yeux sont fixées sur moi. Est-ce que le cours est fini? La cloche a sonné, non? Ils hésitent. Je pourrais exiger qu’ils restent sagement à leur place. Ils le savent. Tout comme ils savent qu’ils s’inclineraient.

Pour Éric, l’enseignement est un combat. Le seul. Le vrai. Celui qu’il livre depuis plus de vingt ans dans les classes et les corridors d’une polyvalente de Montréal. Ses anciens frères d’armes désormais à la retraite, il forme le dernier rempart contre les incompétents, les anarchistes, les mous de ce monde, autrement dit contre tous ceux qui mettent en péril la civilisation, et contre les pires des barbares : les élèves…

Débandé

192 pages
Version papier
ISBN
978-2-924461-69-3
$ 25,95
€ 17,50
Version EPUB
ISBN
978-2-924461-70-9
$ 18,99
€ 12,50

Sylvain Larose donne depuis 1995 les cours d’univers social au secondaire. Il est également chargé de cours à l’Université de Montréal en didactique de l’univers social et coauteur du manuel d’histoire Fresques (Chenelière). Proféministe et anarchiste, il anime des conférences sur des sujets aussi divers que la sexualité, le monde contemporain ou le droit en

Revue de presse

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    Débandé : À L’ÉCOLE D’UN RÉSISTANT
    « Éric est un prof « discipliné, difficile, mais juste ». Sa recette n’a cependant plus la cote à l’école secondaire. Son cynisme fait réfléchir.
    « Peu importe la manière de le prendre, le roman Débandé dépeint sans fioriture le monde de l’éducation.
    « L’ouvrage met en scène un narrateur, Éric, enseignant dans une polyvalente de Montréal et adepte d’une stricte discipline. Pas de passe-droit, de la tenue, sinon expulsion du cours. La normalisation des notes l’exaspère, les nouveautés pédagogiques aussi.
    « Ce regard implacable a de quoi séduire tous ceux qu’exaspèrent les travers actuels de l’école.
    « Mais le propos de Sylvain Larose, l’auteur, est plutôt de démontrer qu’Éric est un homme dépassé. D’ailleurs, il l’oppose à une jeune enseignante anarchiste, qui fait tout le contraire de son aîné.
    « Cette prof est l’alter ego de Larose, qui enseigne lui-même au secondaire et a publié un essai intitulé Être, agir, enseigner en tant qu’anarchiste à l’école secondaire. Avec Débandé, il passe cette fois par la fiction et le contraire de ce qu’il prône pour faire valoir son point.
    Un méchant attachant
    « Heureusement, l’auteur évite la lourdeur du roman à thèse. On est plutôt dans une histoire prenante dont le narrateur, malgré ses défauts, gagne notre sympathie.
    « Ce qu’Éric veut, c’est préserver les manières de faire qui l’ont guidé toute sa carrière ; pourquoi en changer ? En même temps, il se sent responsable des élèves. Dans ses temps libres, il va même donner un coup de main à la Maison des jeunes du quartier.
    « Il est trop sûr de son fait pour être aimable, mais on apprécie sa sincérité. Dans un téléroman, Éric serait le méchant auquel on s’attache !
    « Et comme on est dans sa tête, il n’y a aucune censure quand il évoque les élèves, les parents, ses collègues et les spécialistes de la gestion de classe. Tant de fiel fait sourire !
    « On va même s’amuser franchement à certains moments. Ainsi, chargé de faire le guet pendant la nuit lors de la classe de neige, Éric a ses trucs pour ne rien laisser passer. Que de futurs souvenirs mémorables pour les élèves qui râlent !
    « Éric est donc partisan de la dureté. Parti d’une comparaison de l’enseignement avec le régime militaire nazi, ce qui n’est guère subtil, Sylvain Larose fait heureusement évoluer son personnage vers un questionnement très humain.
    « Sa nouvelle collègue anarchiste énerve Éric, mais elle devient peu à peu un repère. Tiens donc, elle a le tour avec les élèves ! Et quelle déroute pour lui quand il constate à quel point il déplaît, lui qui était persuadé que les élèves finiraient par apprécier la justesse de son attitude.
    « Certes, Éric s’enfonce en refusant toute concession pour s’adapter aux temps nouveaux, mais il n’est ni bête ni blasé ; il est surtout très crédible. Et si son cynisme n’est pas du goût du jour pour ses élèves, il fait nos délices à nous, lecteurs !
    « Larose l’anarchiste a su rendre l’âme et le cœur de son prof trop strict, en voie d’extinction. » Josée Boileau, Le Journal de Montréal

    [Sylvain Larose participera dimanche à la table ronde « Réfléchir aujourd’hui à l’éducation de demain » au Salon du livre de Montréal.]

  • Débandé. « Récit provocateur, au goût acide, Roman qui nous a fait sourire, jaune. […] Chaque chapitre nous le montre dans des situations tendues qu’il crée en se rebiffant injustement contre quelque professeur […] contre ses classes, contre ses supérieurs. Tout y passe dans ce maelström perdu d’avance : les cours de sexologie, le renfort d’un stagiaire, la prof anarchiste, la corvée des corrections, le camp de vacances… Sa hantise, c’est la discipline, mater les jeunes, leur inculquer une obéissance insidieuse, qui nous rappelle la soumission peureuse, craintive, qu’exerçaient des enseignants infatués, imbus d’un pouvoir intransigeant. » Dominique Blondeau, Ma page littéraire, 1er novembre 2021.

  • Tout un pavé dans la mare sur notre système scolaire merdique

    Il y a des livres qui sont de véritables coups de poing. C’est le cas de Débandé de Sylvain Larose qui est aussi un geste politique. Par le biais de son personnage, Éric, un enseignant, le romancier qui est lui-même professeur au secondaire, crache son fiel sur notre système scolaire où le mot autorité fait rigoler. […] Au départ le Éric en question est pétri d’idéal. […] Mieux qu’un article de presse, ce livre est l’illustration de tout ce qui ne va pas en éducation. […] Mettez ce livre (roman) au-dessus de la pile de vos achats de livres. Daniel Rolland, Culture hebdo, sept. 2021

     

     

  • Débandé. Présentation du roman de Sylvain Larose  par Tania Viens, dans une entrevue avec René Cochaux. Est-ce une satire, une réflexion, une dénonciation de notre système scolaire?