Le père en mémoire

Le père en mémoire

Tous les jours, dans le même parc, Sam Quoquochi, un jeune métis de 20 ans, attend son père, un artiste disparu depuis des années. Le fils, racontant ses souvenirs à deux passants partageant son banc, réinterprète et réinvente sa vie le temps d’une histoire : la séparation déchirante, son enfance perturbée, sa recherche des œuvres de son père parsemées de la Côte-Nord aux États-Unis, sous forme de graffitis, de street art, de stabat pater… comme ces répliques du Golgotha, un crucifié en moins.

Roman singulier et brillant d’une relation énigmatique père-fils, Le père en mémoire peint un portrait saisissant de l’aliénation identitaire, sous toutes ses formes.

Le père en mémoire

296 pages
Version papier
ISBN
978-2-924461-46-4
$ 29,95
€ 20,00
Photo : Mélissa Guérette

Originaire d’Abitibi, Réal Brisson habite à Québec où il a fait des études en histoire à l’université Laval. Depuis une vingtaine d’années, il a principalement concentré son travail d’historien sur l’univers amérindien (Naskapis, Innus, Micmacs) et la problématique de l’occupation des terres ancestrales. Son dernier ouvrage scientifique, Oka par la caricature – Visions distinctes d’une

Revue de presse

  • Le père en mémoire. Quel récit très intéressant nous a donné Réal Brisson, Un jeune homme en quête identitaire, surtout en recherche de son père qui l’a quitté dans son jeune âge. Cet homme, Samuel Quoquochi, métis cherche ses origines, il essaie de trouver ses racines amérindiennes, mais rien ne vient répondre à la grande question de sa vie, où est son père et pourquoi il ne l’a pas revu depuis toutes ces années.
    Sam est un bohème, artiste tout en étant un homme venant d’une famille éclatée ce qui révèle encore des répercussions dans sa vie relationnelle adulte et surtout lors des relations intimes avec les femmes. Il a la chance de s’exprimer par l’art ce qui lui permet de rester connecté à la vie, à ses besoins et à ses émotions.
    Une très belle histoire très réaliste, poignante et percutante. J’ai adoré ma lecture, la plume de Réal Brisson est très belle, facile à lire avec un accent poétique. Le personnage de Sam est mon préféré par la complexité dans la gestion de ses souvenirs et de sa mémoire émotionnelle de certains événements. C’est un roman qui nous démontre les capacités de l’être humain de revivre malgré les épreuves qui se présentent à lui. Un livre qui m’a bouleversé et qui fut une découverte pour l’écriture de Réal Brisson qui présente son premier roman, j’espère que ce ne sera pas le dernier. Martine Lévesque, Les mille et une pages, 6 déc. 2018.

  • Le père en mémoire – QUAND ON S’APPELLE QUOQUOCHI… « La formation de l’auteur, un historien spécialisé dans les cultures amérindiennes, lui permet de rendre compte d’une réalité troublante : celle de l’absence, du vide du père qui a fait partie des préoccupations de beaucoup de jeunes autochtones du Canada. »
    Revue Collections, vol. 6, no 2, Association nationale des éditeurs de livres – ANEL