Walter Benjamin

Walter Benjamin

Cinq thèmes majeurs sont abordés : le fragment(aire) de l’existence ; le souvenir et la mémoire ; la rédemption du langage et la rédemption de l’écriture ; les pertes et les possibilités de l’expérience et, enfin, l’architecture du rêve collectif, ou la psychanalyse de la ville.

Cet essai est une réflexion philosophique sur la pensée de Walter Benjamin appliquée à notre société contemporaine.

Illustration de la couverture: Dani Karavan, Passages, Hommage à Walter Benjamin, 1990-1994, Portbou, Spain. Cette sculpture environnementale se compose d’un olivier, d’un cube sur lequel on peut s’asseoir et méditer, d’un chemin aménagé qui mène au cimetière où se trouvait la tombe de Walter Benjamin et d’un tunnel. Gracieuseté de ©Studio Karavan.

 

Walter Benjamin

96 pages
Version papier
ISBN
978-2-924461-05-1
$ 18,85
€ 12,76

Poète et traducteur, Nicholas Hauck a étudié la poésie, la littérature française et la théorie littéraire à la Simon Fraser University et à l’Université de Toronto. Il a été membre du Jackman Humanities Institute en 2013-14 et il est codirecteur de la revue Modern Horizons (modernhorizonsjournal.ca). Avant cet essai, son premier livre, il a publié

Revue de presse

  • Donald Trump et Walter Benjamin

    « Dans un article publié quelques mois avant les dernières élections américaines, Joseph O’Neill raconte son séjour fantasmagorique au Mar-a-Lago Club lors du mariage entre Melania Knauss et Donald Trump, avant que ce dernier ne devienne PDG officiel de l’Amérique. L’article évoque plusieurs thèmes abordés par Walter Benjamin (1892–1940) dans ses écrits sur la politique, l’art, et la structure de la vie moderne – ces thèmes sont repris sous une optique contemporaine dans mon livre Walter Benjamin. Un essai.

    À la fin de l’article, O’Neill cite l’extrait célèbre de l’Ange de l’Histoire dans lequel Benjamin parle d’une tempête qui souffle du paradis, emportant l’Ange dans le zéphyr violent du progrès. Benjamin n’était pas éperdument désespéré. Il ne croyait pas que les choses se passeraient bien, mais l’idée qu’elles pourraient bien se passer est, pour lui, d’une importance capitale (pour paraphraser ses contemporains Adorno et Horkheimer). Il faudrait, selon Benjamin, revoir nos concepts d’histoire et la manière dont la mémoire et le souvenir – individuels et collectifs – sont trop facilement manipulés à des fins illégitimes et catastrophiques… « Make America Great Again ».

    Par ailleurs, il s’agit d’une question de pouvoir et de représentation, et Benjamin a bien articulé la distinction entre, d’une part, le fascisme qui esthétise la politique et, d’autre part, les formes de vie qui politisent l’art. Le monde va s’enfoncer dans une nouvelle réalité cauchemardesque le 20 janvier. Benjamin ne peut plus nous sauver de ce spectre, mais ses idées peuvent nous aider à y naviguer, d’où sa pertinence pour tous ceux et celles qui croient, encore et toujours, au monde.» Nicholas Hauck.

  • Nicolas Hauck.

    Tout féru de philosophie ou de littérature a forcément entendu un jour ou l’autre le nom de Walter Benjamin. Et pour cause, la pensée de cet historien de l’art, dont la renommée n’a cessé de croître après sa mort en 1940, continue toujours de nous apporter des enseignements sur notre société. C’est pour cette raison que de nombreux chercheurs se sont penchés sur la complexité de la philosophie benjaminienne, et Nicholas Hauck fait partie de ceux-ci.

    Prouvant que les idées de Walter Benjamin sont toujours d’actualité, Nicholas Hauck vient tout juste de publier son premier ouvrage et essai, intitulé simplement Walter Benjamin, dans lequel il développe une réflexion philosophique sur la pensée de ce dernier appliquée à notre société contemporaine.

    Lors du lancement de son livre jeudi 26 mars au café Voodoo Child, rue College, Nicholas Hauck est revenu sur le parcours de l’ouvrage qu’il avait d’abord proposé trois ans auparavant à une petite maison d’édition française.

    «Leur vision n’était pas la même que la mienne, ils n’aimaient pas mon ton. Je ne voulais pas tout réécrire, j’ai donc contacté les éditions Sémaphore, à Montréal. Ils ont accepté le livre l’été dernier», explique-t-il.

    Nicholas Hauck propose une autre approche de la philosophie benjaminienne, dont il explore cinq thèmes: le fragment(aire) de l’existence, le souvenir et la mémoire, la rédemption du langage et la rédemption de l’écriture, les pertes et les possibilités de l’expérience, et l’architecture du rêve collectif ou la psychanalyse de la ville.

    «C’était assez difficile de limiter les sections car la pensée de Walter Benjamin est très vaste», confie-t-il à L’Express.

    La première fois que Nicholas Hauck a lu un texte de Benjamin, c’était une dizaine d’années auparavant, lorsqu’il était en premier cycle à Vancouver. Fasciné, Walter Benjamin n’a cessé d’être présent dans son esprit depuis ce jour.

    «Je fais un doctorat au département d’études françaises à l’Université de Toronto et je travaille sur Benjamin dans ma thèse. Après, je travaillerai sur autre chose, mais ses idées seront toujours présentes dans mon esprit.»

    Avant cet essai, Nicholas Hauck a publié des poèmes, des traductions et des articles en anglais et en français dans plusieurs revues. Walter Benjamin est disponible en librairie depuis les 17 et 18 février.

     

    Manon Bodel, L’express, l’hebdo des francophones du grand Toronto

    http://www.lexpress.to/archives/15158/