First Class

First Class

« Au petit matin, lorsque j’ouvris les yeux, Guruji remplissait déjà son devoir de saint. À genoux, joyeux, il entretenait les quelques personnes qui s’étaient approchées. Le thé nous fut servi, il me présenta et les intéressés commencèrent à le questionner au sujet de notre relation. Je connaissais suffisamment de mots clés pour comprendre que mon cher ami faisait élogieusement de moi une cheli modèle à qui il enseignait le yoga, le hindi, les mantras, la philosophie hindoue et, pourquoi pas, le sanskrit, matières que j’étudiais dans son ashram à Omkareswar, où je vivais. […] Il parlait sérieusement, s’arrêtait souvent pour me regarder, m’admirer — et ses interlocuteurs faisaient de même — : fier de son élève, il poursuivait à voix relativement basse, à la manière dont on révèle un secret honteux ou, et c’était le cas, un beau mensonge. »

Récit plein de péripéties au dénouement imprévisible, First Class donne de l’Inde une image loin des lieux communs et des habituels ashrams.

First Class

154 pages
Version papier
ISBN
978-2-923107-23-3
$ 21
€ 15
Version PDF
ISBN
978-2-923107-72-1
$ 17,20
€ 11,85
Version EPUB
ISBN
978-2-923107-73-8
$ 17,20
€ 11,85

Myriam Bouchard a une maîtrise en traduction de l’UdM et enseigne à HEC Montréal le français langue seconde. Les mots et le voyage ont toujours été au cœur de son univers; First Class, son premier roman, vient conjuguer et célébrer ces deux passions.

Revue de presse

  • Lire First class, c’est partir au cœur d’une Inde aux couleurs insolites où sont omniprésents les rites religieux, guidé par une héroïne, audacieuse bien que prudente, à la fois volontaire et résiliente et dont l’esprit s’avère aussi curieux que le cœur généreux. Pierrette Boivin, Nuit blanche, no 130, p. 35.

  • Plus qu’un incursion dans l’âme des personnages, First Class est avant tout un récit de voyage, chronologique et très descriptif. L’auteure s’est inspirée d’expériences vécues pour construire son histoire et le résultat est probant: on se croit en Inde, on ressent la fatigue et le dépaysement. Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises, printemps 2013.

     

  • L’Inde vue autrement

    En quête d’exotisme et d’absolu, la narratrice de First class ira en Inde où, après quelques détours, elle rencontrera le maître Guruji. Sa relation avec ce septuagénaire n’aura rien de commun : elle sera plutôt sous-tendue par une profonde complicité qui viendra briser les bienséances religieuses. Ce lien bouleversera un sérieux disciple de Guruji qui, porté par sa rage, dérapera. C’est alors qu’on verra se vérifier le fameux adage, ce qui ne tue pas rend plus fort.
    Myriam Bouchard nous livre un récit drôle, intelligent et touchant, où la rencontre avec l’Inde est traitée de façon originale. First class dépeint les couleurs et les contrastes de cet autre monde de manière à nous y transporter, tout en remettant en question la spiritualité associée aux ashrams et aux gourous. C’est un joli roman de voyage sur la désillusion.

    http://www.culturehebdo.com/livres_sept_2012.htm

  • On découvre un visage intérieur de l’Inde, inconnu et décalé des représentations sereines qu’on peut en avoir; mais surtout on assiste au choc de deux mondes, de deux cultures. Myriam Bouchard a su, avec brio, décrire les couleurs, les odeurs, les sons, les bruits, les cris, les larmes et les rires. Elle a su écrire les silences, les vides et les souffrances.
    Ty Jecyka

  • First Class est comme tout voyage, avec son souffle qui tangue et se perd pour reprendre de plus belle. Ce livre raconte l’histoire d’une femme qui entreprend un voyage en Inde, périple asservi aux préoccupations intérieures de l’héroïne. Si les rencontres occupent une part importante du récit, c’est en bonne partie dû aux réflexions qu’elles suscitent et qui viennent consolider leur intérêt. Au fil des pages, l’auteure y décrit soigneusement les éléments propres à la culture de ce pays, notamment par le biais de notes en bas de page.
    Malgré son titre, First Class n’annonce pas ces dialogues en anglais que l’on retrouvera à quelques reprises, dialogues de longueur moyenne qui risquent de détourner – ou décourager –  certains lecteurs.  Bien que soignée, l’écriture à certains moments manque de musicalité, celle-ci étant affaiblie par un vocabulaire assez pauvre. Malgré tout, l’expérience de lecture demeure pertinente, dans la mesure où l’on sent que ce livre devait naître absolument. À la sublimation d’une expérience intérieure forte, l’auteure sait guider le lecteur jusqu’au bout. La preuve, la coda ramène habilement la trame au tout début, faisant de ce livre un récit circulaire bien construit. Un premier roman envoûtant!
    Claudio PintoLa recrue du mois, août 2012.

  • Dans ce récit vivant, documenté, l’Inde est saisie dans la fraîcheur de l’instant par la plume de l’écrivaine-voyageuse. Elle peint littéralement de petits tableaux indiens, ici un arc-en-ciel aux couleurs de saris chatoyants, là ces décors parfois suspendus au bord de l’irréel.

    Dans un style oscillant entre légèreté et gravité, First Class s’inspire d’aventures vécues où l’auteure prend plaisir à entremêler réalité et fiction, le désordre flamboyant de l’Inde, sa multitude – religieuse, culturelle, historique – au paradoxe des Occidentaux qui partent en Inde dans le but de combler un besoin spirituel alors que la spiritualité plurimillénaire de ce pays échappe à tous leurs critères d’analyse. Tout en portant sur l’Inde un regard amoureux, l’auteure tord le cou à de nombreux clichés sur les gourous et les ashrams.
     Suzanne GiguèreLe Devoir (article réservé aux abonnés)

  • Message complet de Mathieu Boisvert

    Je tenais à vous remercier pour First Class.  Ma passion est l’Inde et je lis pratiquement tous les romans (français, anglais, autres…) qui sortent sur cette région du monde.  Le vôtre est particulier…  Vous arrivez dans ce pays avec le regard habituel de tous ceux qui y arrivent pour une première fois (et souvent, même, après plusieurs visites!) : un pays d’opposés, où se côtoient monstruosités – pauvreté, puanteur, injustices – et « spiritualité » (kya he?  Mālum nahin!!!).  Votre récit mène le lecteur à une déconstruction de cet imaginaire occidental sur l’Inde et ceci est précieux.
    En peu de pages, on s’attache à Mariel…