Ce qui nous lie

Ce qui nous lie

« J’ai écrit à mon père toute ma vie. Je garde même toutes les lettres que je continue de lui écrire et qu’il continue de ne pas lire. Je les relis très rarement, parce qu’il me faut la force des bons jours pour supporter le défilé des petits deuils qui au fond résument ma vie, mais je les garde. Je les garde dans la boîte de mon grand-père — tu sais, la boîte ouvragée avec les papillons ? — parce que les lettres à mon père inconnu dans la boîte faite par mon grand-père que je n’ai pas connu et qui datent, la boîte, le grand-père, et un peu le père aussi, d’une époque que je n’ai pas connue non plus, c’est presque trop parfait. »

Après la mort de sa mère, une jeune femme, Judith, part à la rencontre de son père inconnu et apprend, sur son chemin, à mieux aimer. Son amoureux, surtout, qui est partout parce qu’absent, mais sa mère aussi, comme à rebours, et son père, petit à petit. Prose poétique à laquelle se mêlent l’épistolaire et la narration, Ce qui nous lie utilise la voix, toutes les voix, pour raconter une histoire de filiation, d’accueil et d’amour.

Ce qui nous lie

101 pages
Version papier
ISBN
978-2-923107-99-8
$ 18,85
€ 12,57

Jacinthe Bédard est originaire de Montréal. Elle a étudié la littérature et la philosophie à l’Université de Montréal, et enseigne aujourd’hui la littérature au Collège de Maisonneuve. L’auteure, aussi conceptrice du blogue Approches de l’idéal, signe ici son premier roman.

Revue de presse

  • Triptyque intimiste qui raconte le père absent et inconnu; la découverte de celui-ci puis la difficile réalité d’une relation père-fille qui tente d’émerger. […] Tout au long du roman, il y a ce grand absent,  l’amoureux qui n’est plus là. Le discours intérieur de Judith, souvent, cesse de s’adresser au  père pour se tourner vers lui. Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises (159).

     

  • Amour filial

    Si vous doutez à quel point une fille peut-être attachée à son père, allez lire Ce qui nous lie de Jacinthe Bédard. […] Une plaquette qui entremêle le récit et des passages de poésie en prose. Ce qui est touchant dans cet exercice de style c’est l’immense intérêt que porte l’intéressée à découvrir l’absent. Un roman que nous recommandons particulièrement aux pères qui veulent savoir ce qui habite le cœur et l’esprit d’une fille. Daniel Rolland, Culturehebdo.