Le sort de Bonté III

Le sort de Bonté III

Bonté III avait cinq ans. À cet âge, une vache est d’ordinaire à son meilleur. Meilleur est un terme comptable. Une ferme laitière est une entreprise et doit être gérée comme telle. De ce point de vue, les jours de Bonté III étaient comptés. Compté n’était pas un vain mot. Elle avait été une très bonne représentante de sa lignée. Une vache n’a pas à essayer d’être une vache. Sa vie est celle d’une vache : un cycle obligé. Un cycle qui se prête facilement aux additions et soustractions comptables. Elle mange. Elle boit. Elle rumine. Elle pisse. Elle chie. Tout cela coûte tant. Elle ovule. Elle porte un petit. Elle met bas. Elle fabrique du lait. Tout cela rapporte tant. […] Donnant, donnant. La seule chose à faire maintenant pour Bonté III était d’appeler le boucher.

Le sort de Bonté III est une histoire d’amour et de solitude avec des personnages hauts en couleur, une réflexion sur la vie et le besoin vital d’être utile à quelqu’un ou à quelque chose.

La traduction anglaise, The Fate of Bonté III, paraîtra en octobre 2015 aux Presses de l’Université d’Ottawa.

 

Le sort de Bonté III

92 pages
Version papier
ISBN
978-2-923107-26-4
$ 17,80
€ 12
Version PDF
ISBN
978-2-923107-79-0
$ 14,60
€ 9,50
Version EPUB
ISBN
978-2-923107-80-6
$ 14,60
€ 9,50

Alain Poissant est né à Napierville et a grandi sur une ferme. Au cours des années 1980, il a publié plusieurs romans, notamment Dehors les enfants, Vendredi-Friday et Carnaval, qui ont marqué l’espace littéraire. En 2005, il était lauréat du prix littéraire de Radio-Canada pour son récit: Un ciel bleu rose. Son roman Heureux qui comme Ulysse souligne son retour à la littérature.

Revue de presse

  • Fanny Malette aime toujours Le sort de Bonté III d’Alain Poissant (samedi, 27 avril 2007) . Pour savoir pourquoi, voir la vidéo enregistrée pour Châtelaine (octobre 2016).

     

  • Un cadeau pour la Saint-Valentin? Martine Desjardins de L’actualité vous recommande Le sort de Bonté III.

    C’est la mort de la vache Bonté, troisième de son nom, qui va rapprocher un fermier esseulé et une jeune mère célibataire. Cette genèse d’un couple sur fond de terroir est portée par une écriture d’une grande sincérité qui n’hésite pas à fouiller les problèmes sentimentaux de la ruralité contemporaine.

  • Entrevue d’Alain Poissant, finaliste au prix des Libraires, dans le  cadre de l’émission Rature et lit. Avec Elsa Pépin, Caroline Le Gal et Fanny Mallette.

  • Bonté III est bonne vache qui donne du lait mais qui ne vêle pas…ce qui ennuie beaucoup son éleveur, Francis, qui n’a pas envie de la sacrifier. Dès les premières pages, on ressent l’attachement de cet homme pour la terre, on respire l’odeur du foin coupé tout en compatissant à la solitude de Francis qui décide d’y remédier en mettant une annonce «homme cherche femme, laissez un message à la ferme » sur une affiche à placarder dans Napierville. La simplicité de Francis nous va droit au cœur, tout comme celle de Graziella, de son fils, ou de Marquis, du Soudeur, du Vieux. Un roman rare, qui parle de l’essentiel, de la vie qui passe, du besoin d’exister pour quelqu’un. Exceptionnel! Chrystine Brouillet, 15 mars 2014, TVA/Salut bonjour.

  • C’est l’histoire d’un monde qui change, de deux êtres solitaires qui finiront peut-être par se trouver. En moins de cent pages, Alain Poissant nous raconte, à travers ces deux personnes, le destin d’un village d’aujourd’hui. Toute la grandeur de ce roman (Le sort de Bonté III) se retrouve dans cette économie de mots et d’effets. Un livre où le non-dit prend autant d’importance que ce qui est écrit. Librairie Vaugeois.

  • Entretien d’Alain Poissant, finaliste au Prix des libraires, avec Ismaël Houdassine.

  • Le sort de Bonté III est maintenant finaliste au Prix des libraires 2014. Bravo Alain!

  • Ce vendredi 22 novembre 2013, au Salon du livre de Montréal, Le sort de Bonté III d’Alain Poissant a été sélectionné parmi la liste préliminaire de Prix des libraires 2014.

  • Alain Poissant trace un portrait juste d’un milieu où les gens se mesurent à la vie et à la mort. Il y a aussi les surprises et les déceptions inévitables. […] L’espoir luit. Il suffit de faire confiance aux jours et aux nuits qui esquissent les saisons, d’être attentif aux désirs qui ne meurent jamais. Un roman humain, senti, accordé aux mouvements des saisons. Un récit plein de délicatesse et d’empathie. Yvon Paré, 5 août 2013.

     

  • Quelle belle histoire, pas du tout conventionnelle! Quelle plume, surtout! ElleQuébec, septembre 2013, p. 110.

     

  • « Ce roman original, empreint de non-dits, écrit tout en finesse et en poésie, prend au cœur. » – Alexandra Mignault, RuedesLibraires.com

  • Une autre histoire de couple. Mais de couple en voie de se former, cette fois. Ça se passe dans un petit bled, entre deux esseulés. D’un côté, un jeune fermier amoureux de sa terre et de ses bêtes mais en manque d’affection, de sexualité ; de l’autre, une jeune mère en manque de travail, de soutien. Quelque chose de magique se passe ici. Ce roman remporte la palme de l’originalité. Danielle Laurin, Le Devoir.

  • Vous dire combien Le Sort de Bonté III d’Alain Poissant m’a plu… Ce roman, qui vient de paraître aux éditions Sémaphore, est un pur bijou. Que puis-je en dire sans rien trahir ? Alain Poissant n’en n’est pas à sa première publication, c’est l’évidence même. L’auteur manie la plume de très belle manière, tout en délicatesse et en retenue. Le vocabulaire est précis, pas un mot de trop. La composition du livre est subtile et intelligente. Y règnent une certaine nostalgie, une grande solitude, un amour de la terre, du territoire. L’amour n’est pas loin, l’espoir est encore possible. J’adore ce genre de roman où tout n’est pas dit, où l’on doit attendre le chapitre suivant pour en connaître un peu plus sur l’un ou l’autre des personnages, que ce soit Francis, Graziella, Le Petit, Marquis, Le Soudeur, etc. Qu’est-ce qui les relie entre eux ?

    […] Donc, un soir de la semaine dernière, je me suis installée confortablement dans un fauteuil pour lire ce roman d’à peine 92 pages. Je ne l’ai quitté qu’une fois la dernière ligne lue. À lire absolument !

    L’article en entier: http://irresistibles.bibliomontreal.com/

  • Une belle découverte ce roman et cet auteur. Au début, je ne savais où l’auteur me mènerait avec cette vache sur la couverture. J’ai finalement suivi l’histoire et j’y ai pris plaisir. Merci pour cette découverte. Danielle Perreault, chroniqueur, radio 103,5 FM, Lanaudière.

  • L’histoire d’amour, si elle existe, est à peine effleurée. Et encore : à la fin du roman seulement. C’est le parcours pour s’y rendre, alors qu’on n’a pas du tout l’impression d’être dans un roman d’amour, justement, qui est fascinant…

    Mais derrière la simplicité affichée, une majestuosité de l’écriture opère en douce. Là se situe l’originalité de l’auteur, Alain Poissant, qui a publié plusieurs livres dans les années 1980, est réapparu au milieu des années 2000 avec une nouvelle couronnée par le prix littéraire de Radio-Canada et a signé il y a trois ans un roman intitulé Heureux qui comme Ulysse.

    Le sort de Bonté III étonne. Des scènes réalistes, concrètes, au ras des pâquerettes. Mais aussi un aspect quelque peu fantaisiste, de l’étrangeté parfois. De la légèreté. Des clins d’œil ici et là. En moins d’une petite centaine de pages et neuf courts chapitres, c’est un univers en soi qui prend forme dans un style unique. Danielle Laurin, Le Devoir.

  • Roman rural

    Ces dernières années on a vu un mouvement pour trouver des femmes à nos agriculteurs célibataires. Car peu de femmes veulent vivre cette vie qui, bien que devenue plus industrialisée, n’en demeure pas moins terriblement exigeante. Alain Poissant qui a vécu sur une ferme sait bien de quoi il retourne quand il écrit Le sort de Bonté III. Ce dernier nom c’est celui d’une vache en fin de carrière.  Francis le propriétaire de la ferme laitière ambitionne d’avoir une compagne, tout comme de son côté Graziella mère monoparentale, cherche travail et amour. Ce sera la rencontre improbable. C’est superbement écrit et nous fait connaître une réalité qui nous échappe. En même temps c’est un hommage rendu à ceux dont le noble travail est de nous nourrir. Culturehebdo., mai 2013