6 août 2022

Morceaux de mémoire. «Un objet inclassable et étonnant, d’une beauté époustouflante. Ce sont des poèmes, des collages faits à partir de mots découpés dans des magazines et des journaux. La poésie est abordable et rafraîchissante. Un beau cadeau à offrir.» Monique Proulx, Châtelaine, juillet-août  2022.

 

1 août 2022

Bizarreries du  banal. « Éric C. Plamondon fascine par les strates qui recouvrent ses récits et nous font plonger dans les méandres du possible et de l’imaginaire. Il nous entraîne derrière les apparences et met le réel en joue. Ça nous sort des intrigues un peu simplistes. C’est comme s’il secouait les limites de l’esprit pour aller dans un ailleurs. » Yvon Paré, 28 juillet 2022.

Boire la mer les yeux ouverts. «Rien de plus terrible que la disparition d’une mère et c’est au cœur d’une œuvre surprenante que Jean-Benoit Cloutier-Boucher partage une mort qui se révèle à la fois prévisible et inéluctable. Prévisible puisqu’elle s’étire sur plusieurs décennies, suite à la découverte d’une sclérose en plaques marquant au fer rouge le temps qui s’écoule et celui qui se dessine. Plutôt que de proposer un récit linéaire, l’auteur propose une alternance en apparence désordonnée entre les moments de pleine santé, ceux où la déchéance est à son comble et tout ce qui se situe entre ces deux pôles […] Un récit profondément touchant, empreint de force et de vulnérabilité. » Benoit Migneault, Fugues, 24 juillet 2022.

26 juillet 2022

Bizarreries du banal. « Plamondon démontre en fait que ce qui le distingue comme nouvelliste, c’est son efficacité à identifier les paradoxes du quotidien et d’en jouer en seulement quelques pages. On se retrouve encore plus déroutés par ses étonnantes finales! » Josée Boileau, Le journal de Montréal, juillet 2022

Boire la mer les yeux ouverts. « C’est quelque chose d’assez inusité, votre livre. Une histoire difficile à lire, surtout au début, mais qui s’ouvre sur une certaine lumière. Il y a de l’espoir à travers ce livre très bien écrit. » Hélène Denis, Aux quotidiens, Canal M, mai 2022

Morceaux de mémoire. « En poésie, on peut tout se permettre. Ce qu’on ne peut pas se permettre, c’est la banalité, et je t’avoue que dans tes Morceaux de mémoire, il n’y a rien de banal, Mathieu. Chapeau! C’est à la fois baveux et hyper intéressant. » Winston McQuade, Le culturel 2.0, mai 2022

Je voudrais me déposer la tête. « Quand chaque mot est le mot juste et qu’il est à la bonne place dans la phrase, ça donne un livre épuré et dense en contenu. » « Ça en fait un livre lumineux. » Coup de cœur de la libraire Chantal Savoye (Librairie-Café Le Mot de Tasse), Première heure estivale, Radio-Canada Québec, juillet 2022

Bizarreries du banal. « Économie de mots, intrigues, chutes assurées. […] Je suggère fortement à l’auteur de s’orienter vers le roman policier, car il sait tenir le lecteur en haleine et créer des ambiances plutôt terrifiantes, si on se met dans la peau de certaines ‘’proies’’. » Denis Morin, juillet 2022

Bizarreries du banal. « J’ai beaucoup apprécié Bizarreries du banal. J’ai été, dès la première histoire, happé par cette espèce de sens de la dérision, cette espèce de regard sur le monde. » Winston McQuade, Le culturel 2.0, juillet 2022.

21 juin 2022

Bizarreries du banal. Elles sont bien étranges ces histoires à dormir debout, elles émoustillent notre curiosité sans jamais nous perdre dans les dédales parfois inquiétants de petits minotaures modernes. Chaque récit nous emporte vers un univers confondant, à peine avons-nous le temps de souffler que, déjà, il faut se faire le spectateur attentionné de personnages soumis à la limite d’un équilibre précaire, s’exhibant sur la corde raide de situations insolites, risquant de trébucher dans le vide. Dominique Blondeau, 20 juin 2022.

15 juin 2022

Boire la mer les yeux ouverts. L’écrivain sculpte une formidable lettre d’amour à sa mère, Michelle, décédée en novembre 2017 des suites d’une sclérose en
plaques. Il raconte ce qu’implique de jongler avec l’absence, au sillon profond que le deuil creuse dans l’esprit de celles et ceux qui restent. Cloutier-Boucher nous fait avancer et reculer dans le temps au gré des souvenirs partagés, des étapes de cette vie marquée par la maladie, des peines et bonheurs cueillis, des objets et souvenirs d’une existence fragilisée. À plusieurs reprises, l’auteur interpelle sa mère, l’excuse, l’implore, la pleure, petits poèmes de la perte. «Tu es morte souvent», écrit-il, en parlant de toutes ces fins que la mère, que le fils ont dû apprivoiser au fil des ans. La mort, oui, mais la vie surtout, une mère figée à jamais dans la vie. Dominique Lemieux, Les libraires, no. 131, juin, juillet, août 2022, p. 37.

Boire la mer les yeux ouverts. « C’est de toute beauté, très bien écrit, très puissant. Il y a des moments où vous avez le cœur qui vous tord, il y a des moment où vous sentez tout l’amour pour sa mère, il y a des moments où c’est dur d’avoir une mère malade. » Anne-Josée Cameron, C’est encore mieux l’après-midi, Radio-Canada. Pour écouter l’entièreté de l’émission et les commentaires sur la beauté visuelle de l’ouvrage, cliquer ici.

Bizarreries du banal. Comme dénominateur commun à ces treize nouvelles, un moment dans la vie d’une personne qui peut tout faire basculer.[…] Nous faisons même le pari que Plamondon doit être atteint de lucidité chronique pour en connaître autant de la nature humaine. Daniel Rolland, Culturehebdo. mai 2022.

8 juin 2022

Boire la mer les yeux ouverts

Au-delà de la qualité littéraire, ce roman montre la force des liens maternels malgré l’adversité. Jean-Benoit Cloutier-Boucher offre une suite de tableaux dans lesquels il raconte les derniers instants de sa mère, atteinte de sclérose en plaques. Si le ton donne parfois l’impression de lire un journal (très) intime, le propos, lui, est universel, l’auteur abordant avec éloquence des thèmes comme la maladie, l’isolement, le deuil, la perte de l’innocence et la nostalgie. Mathieu Dessureault, Pour  un été tout en littérature. Ulaval

6 juin 2022

« On est dans la surprise et vraiment dans la bizarrerie. Le titre est bien choisi! » Mike C. Vienneau à Libraire de force à CIBL. L’animateur s’entretient longuement avec deux nouvellistes, Éric C. Plamondon et Louis Carmain, et discutent de la nouvelle comme porte d’entrée en littérature.

 

31 mai 2022

Boire la mer les yeux ouverts. « Ce livre est un témoignage poignant, intimiste, qui démontre l’immensité de l’amour d’un fils envers sa mère […] Je vous suggère de vous laisser tenter par ce premier roman d’un auteur qui promet. » Martine Lévesque, blogue Les mille et un livres.

27 mai 2022

Jean-Benoit Cloutier-Boucher, était à l’émission de Pénélope McQuade sur la sclérose en plaques, pour parler de Boire la mer les yeux ouverts. Un texte à la fois impudique et poétique, sur sa relation avec sa mère atteinte de la maladie. : « Un ouvrage magnifique, poétique et aussi très instructif. » Pénélope McQuade, 26 mai 2022. Pour entendre l’entièreté de l’émission, cliquez ici.

20 mai 2022

Le calvaire d’un enseignant au secondaire. Débandé est un roman qui ose crier que le système a des failles, qui ose creuser la vie des « enseignants-trop-sévère-qui-nous-aiment-pas », qui ose montrer la réalité vécue par de nombreux enseignants. Avec ce roman. Sylvain Larose expose un fait de notre société qu’on ne veut pas voir, il présente un autre pan du métier d’enseignant et l’expose au grand jour. À nous de savoir, en tant qu’individu, en tant que parent, en tant que société, ce que nous voulons en faire. Un livre à lire pour comprendre les difficultés vécues par ceux qui tentent de former les nouvelles générations. Catherine Provost, La recrue du mois, mai 2022.

 

Pour écouter un extrait poignant de Boire la mer les yeux ouverts, lu par l’auteur, Jean-Benoit Cloutier-Boucher, au Cochaux Show, cliquez ici.

14 mai 2022

Morceaux de mémoire. « J’ai découvert un livre d’une beauté époustouflante. Ce sont des poèmes pour des gens qui n’ont jamais aimé la poésie ET pour ceux qui aiment beaucoup la poésie. Il y a quelque chose de tellement frais, de tellement authentique dans ces textes-là! » « J’espère qu’il va garder cette espèce de fraîcheur, ce côté iconoclaste. » Monique Proulx, Coup de cœur, Samedi de lire.

« Ce gars a écrit un livre sans écrire un mot! » Hélène Lebon, le balado Café noir & tableau blanc auquel était invité Mathieu Dubé. L’animatrice interviewe des gens qui vont à contre-courant.

 

Nativa. « Double dimension de ce livre qui se présente tel un album agrémenté de photos, émaillé de nombreux points de repères, retraçant l’histoire percutante de la famille Laliberté. Cette histoire, on a l’impression, a été divulguée non pour en sonder véritablement les mensonges et les cachotteries mais pour nous montrer les tribulations d’une femme, Nativa, qui a payé cher son désir d’émancipation […] » Dominique Blondeau, 9 mai 2022.

27 avril 2022

«Chaque vague de COVID en CHSLD est un tsunami. Je commence à être tanné, raconte François Marcotte, paralysé du cou aux pieds, mais qui continue à écrire pour ne pas se décourager. » Sophie Durocher s’est entretenue avec Francois Marcotte dont nous publierons le livre « Tant d’hivers », une ode au froid et à la résilience. 31 janvier 2022.

 

Boire la mer les yeux ouverts. «Avec ce premier livre, écrit en multiples tableaux comme autant de souvenirs qui s’entrelacent, Jean-Benoit Cloutier-Boucher propose d’explorer la relation entre un fils et une mère atteinte de sclérose en plaques, une ″mère-arc-en-ciel″. La grande qualité de l’écriture et surtout l’absence de pathos font de cet ouvrage un objet lumineux, empreint d’amour et de poésie.» revue Les libraires,avril-mai 2022, p. 21

Boire la mer les yeux ouverts. « L’ensemble de l’œuvre est bien organisé, c’est intelligent. On tangue de la tendresse à la tristesse. » Caroline Tellier, au Cochaux show.

Nativa, la maîtresse de Camillien. « J’ai adoré ma lecture, j’ai surtout aimé le personnage principal qui, par sa détermination, sa droiture et sa présence, a réussi à surmonter les interdits, les hypocrisies, les humiliations, les convenances, pour survivre dans ce monde et avancer coûte que coûte. Je pense que si les ancêtres de Michèle Laliberté étaient des femmes de cette trempe, elle n’a rien à reprocher au passé. » Martine Lévesque, Les mille et un livre de Martine.

Nativa, la maîtresse de Camillien. « Camillien, c’est nul autre que Camillien Houde (1889-1958), connu surtout comme ancien maire de Montréal et pour s’être opposé farouchement à l’enrôlement obligatoire lors de la Seconde Guerre mondiale.

Ce livre dépeint la période qui couvre de 1880 à 1965 au Québec et en Nouvelle-Angleterre où tant de Québécois s’exilèrent temporairement ou pour toujours dans les P’tits Canada. Des photos familiales agrémentent l’histoire de cette famille. […] L’intérêt de cette parution tient à la fois pour la qualité littéraire du texte, la psychologie des personnages que pour le portrait de cette époque étouffante marquée par le souci des apparences, la pauvreté, la religion et les classes sociales. » Denis Morin,

 

21 mars 2022

Jean-Benoit Cloutier-Boucher parle de son roman Boire la mer les yeux ouverts à Andréanne Lebel. Sans oublier tous les lieux à Temiscouata-sur-le-lac, il traite de son rapport avec le deuil et la «maladie mangeuse de mère», la sclérose en plaques. Il alterne les souvenirs et les réflexions en prose, en vers et en dialogues dans cette œuvre d’autofiction afin d’expier la douleur de la perte de sa mère par l’écriture. Andréanne Lebel 16 mars 2022,  Info-dimanche Rivière -du-Loup

Boire la mer  les yeux ouverts: Des mots d’amour à une mère trépassée

C’est aussi une œuvre réconfortante, confirmant que les descentes vertigineuses vers nous ne savons trop où, l’enfer serait trop banal, finissent par hausser une échelle non de soie mais de bure, nous invitant à marcher droit sur la surface rugueuse d’une existence qui ne demande qu’à continuer, riches que nous sommes d’une expérience inégalable : celle d’un face-à-face avec une vie abimée, sa finitude, mais aussi sa rédemption, l’écriture à ce point poétique nous réconciliant avec les vicissitudes parfois poignantes d’une destinée trop tôt achevée… Dominique Blondeau, 7 mars 2022.

2 mars 2022

Boire la mer les yeux ouverts

Une maladie mange-tout

Tout l’attachement du monde se déploie en souvenir d’une mère trop longtemps malade et morte trop jeune. Il y a en fait tant de fois où la mère est morte, à coups de petits gestes qui se dérobaient. Et tant de fois où la vie, à coups de verre de bière, d’un roman, d’une chanson, a été encore une fois victorieuse.

Ce mélange fait la force de ce récit aussi délicat qu’impudique. Josée Boileau, Le Journal de Montréal

 

9 février 2022

Boire la mer les yeux ouverts «Quand ma mère est décédée en 2017, j’ai senti une nécessité et une urgence d’écrire, le projet de faire un livre s’est imposé à moi. Je l’ai écrit pour ne pas mourir de la mort de ma mère», confie Jean-Benoît Cloutier-Boucher, peu après avoir décroché le téléphone.  Article de Gabriel Côté dans le  Journal Le Carrefour de Québec.

Cette part d’obscurité. Une part d’accents « felliniens »
« Michel Dufour a enseigné les lettres. Il est nouvelliste et romancier depuis une trentaine d’années. Son parcours est marqué par le goût de transmettre et la soif de communiquer. Dans ce recueil de nouvelles paru en 2019, l’auteur fait preuve de cynisme ou d’une très grande lucidité. »  Denis Morin, 26 janvier 2022

 

 

Nativa (1884-1955) La maîtresse de Camillien En rafale : les dernière recensions puisque mieux vaut tard que jamais

NATIVA, UN LIVRE QUI « DÉVOILE PLEIN DE CHOSES »
 » […] les deux livres qui ont retenu notre attention ont ceci en commun qu’ils ont levé le voile sur la vie secrète de deux univers. Le premier est l’ouvrage de Sophie Desmarais racontant les dessous de la vie familiale chez les Desmarais, ceux de Power Corporation et en même temps le portrait vitriolique de Jackie Desmarais, épouse fantasque du magnat. L’autre qui vient de nous arriver nous en apprend de belles sur la vie secrète de l’ancien maire de Montréal, Camillien Houde qui avait, tenez-vous bien, une maîtresse, ancienne prostituée, qu’il gâtait au superlatif, faisant d’une suite de l’Hôtel Mont-Royal, l’abri de ses alcôves! Étonnant quand on sait que physiquement, ce gros poupin, était tout sauf physiquement un Roméo, lui qui faisait les foudres de la militante Léa Roback qui le traitait de clown. Si nous savons maintenant ces choses c’est grâce à Michèle Laliberté dont la grand-mère, Florida (dont elle a obtenu déclarations orales et archives) était la sœur de Nativa (1884-1955), la maîtresse en question. Cela donne La maîtresse de Camillien Houde. Qu’est-ce qu’on était hypocrite sous la férule de l’Église. Ce livre nous dévoile plein de choses. Ainsi on sait que le fameux pouding chômeur est une création de l’épouse légitime du maire, qui voulait offrir cette sucrerie aux pauvres. À lire sans faute. » Daniel Rolland, Culture hebdo

Beau papier d’Olivier Dumas sur le roman-scrapbook de Michèle Laliberté dans L’aut’journal.
«Par sa détermination à braver les interdits et les convenances, l’héroïne du titre constitue une figure littéraire. « Après son passage chez les sœurs parisiennes, Nativa a vu l’hypocrisie de la religion, qui ne décrivait pas la vérité. Elle avait la vision d’un monde ancrée dans la vraie vie. » Cette rebelle s’adonnera a la prostitution, en plus de s’éprendre, plus tard, du politicien Camillien Houde (maire de Montréal pendant 18 ans) avec qui elle entretiendra une relation houleuse pendant 20 ans, avant de connaître l’anonymat après une existence de désillusion.»

 

Nativa. « Carnet biographique de mots et d’images d’époque s’avalant goulûment. »
La chroniqueuse Venise Landry a lu NATIVA, LA MAÎTRESSE DE CAMILLIEN pour Les Radieuses Magazine 50+ et pour le Cochaux show. On confirme que l’auteure Michèle Laliberté a fait un « travail d’historienne monumental » pour relater la vie de Nativa et de ses soeurs, dont Florida, grand-mère de l’auteure. « Avez-vous remarqué l’apparence de ce bouquin? J’ai été conquise, ne voulant pas rater l’occasion de le tenir entre mes mains et de le feuilleter. Il n’y a pas que les mots qui nous accrochent, les photos également, avec cette impression de fouiller dans un album de famille. Les histoires de maîtresse de politicien méconnu ou reconnu vont toujours chercher le côté voyeur. Écornifler et réfléchir. En ces années où les femmes se tenaient dans l’ombre des hommes, ou uniquement sous leurs draps, portant le titre officiel de maîtresse. J’ai toujours trouvé ironique que nous appelions maîtresse celle qui se soumet entièrement au bon vouloir d’un homme. Elle n’est maîtresse de rien. »

« C’est très attirant. On plonge dans un album de famille, il y a de la substance en textes et en images. » Toute la chronique audio ici :

Nativa à Lewiston. On a un beau rendez-vous à 15 h 30 vendredi avec Michèle Laliberté et Camden Martin de la Lewiston Public Library. C’est en français (il y a encore nombre de francophiles dans le Maine), c’est gratuit, mais il faut s’inscrire.

Merci lire.papier de vous être laissée porter par l’histoire vraie de Nativa, la maîtresse de Camillien Houde, grand-tante de l’auteure Michèle Laliberté.
[ ⭐ AVIS LECTURE ⭐ ] Wow, à quel point je ne m’attendais pas à aimer autant ce livre. L’auteure se base sur des archives familiales et sur des anecdotes racontées par les membres de sa famille durant sa vie pour reconstruire la vie de Nativa (la soeur de sa grand mère) à travers le journal fictif de sa grand mère paternelle. On parle d’éducation, de prostitution, de l’infidélité, de la mort, de la maladie et de comment les gens vivaient à l’époque. Je me suis vraiment attachée à cette famille et j’ai tellement été fascinée par ce roman. La fin est très touchante et troublante. Je ne peux que vous le recommander. Un livre documentaire que j’ai adoré ! 14 décembre 2021

 

 

 

Débandé : À L’ÉCOLE D’UN RÉSISTANT
« Éric est un prof « discipliné, difficile, mais juste ». Sa recette n’a cependant plus la cote à l’école secondaire. Son cynisme fait réfléchir.
« Peu importe la manière de le prendre, le roman Débandé dépeint sans fioriture le monde de l’éducation.
« L’ouvrage met en scène un narrateur, Éric, enseignant dans une polyvalente de Montréal et adepte d’une stricte discipline. Pas de passe-droit, de la tenue, sinon expulsion du cours. La normalisation des notes l’exaspère, les nouveautés pédagogiques aussi.
« Ce regard implacable a de quoi séduire tous ceux qu’exaspèrent les travers actuels de l’école.
« Mais le propos de Sylvain Larose, l’auteur, est plutôt de démontrer qu’Éric est un homme dépassé. D’ailleurs, il l’oppose à une jeune enseignante anarchiste, qui fait tout le contraire de son aîné.
« Cette prof est l’alter ego de Larose, qui enseigne lui-même au secondaire et a publié un essai intitulé Être, agir, enseigner en tant qu’anarchiste à l’école secondaire. Avec Débandé, il passe cette fois par la fiction et le contraire de ce qu’il prône pour faire valoir son point.
Un méchant attachant
« Heureusement, l’auteur évite la lourdeur du roman à thèse. On est plutôt dans une histoire prenante dont le narrateur, malgré ses défauts, gagne notre sympathie.
« Ce qu’Éric veut, c’est préserver les manières de faire qui l’ont guidé toute sa carrière ; pourquoi en changer ? En même temps, il se sent responsable des élèves. Dans ses temps libres, il va même donner un coup de main à la Maison des jeunes du quartier.
« Il est trop sûr de son fait pour être aimable, mais on apprécie sa sincérité. Dans un téléroman, Éric serait le méchant auquel on s’attache !
« Et comme on est dans sa tête, il n’y a aucune censure quand il évoque les élèves, les parents, ses collègues et les spécialistes de la gestion de classe. Tant de fiel fait sourire !
« On va même s’amuser franchement à certains moments. Ainsi, chargé de faire le guet pendant la nuit lors de la classe de neige, Éric a ses trucs pour ne rien laisser passer. Que de futurs souvenirs mémorables pour les élèves qui râlent !
« Éric est donc partisan de la dureté. Parti d’une comparaison de l’enseignement avec le régime militaire nazi, ce qui n’est guère subtil, Sylvain Larose fait heureusement évoluer son personnage vers un questionnement très humain.
« Sa nouvelle collègue anarchiste énerve Éric, mais elle devient peu à peu un repère. Tiens donc, elle a le tour avec les élèves ! Et quelle déroute pour lui quand il constate à quel point il déplaît, lui qui était persuadé que les élèves finiraient par apprécier la justesse de son attitude.
« Certes, Éric s’enfonce en refusant toute concession pour s’adapter aux temps nouveaux, mais il n’est ni bête ni blasé ; il est surtout très crédible. Et si son cynisme n’est pas du goût du jour pour ses élèves, il fait nos délices à nous, lecteurs !
« Larose l’anarchiste a su rendre l’âme et le cœur de son prof trop strict, en voie d’extinction. » Josée Boileau, Le Journal de Montréal

[Sylvain Larose participera dimanche à la table ronde « Réfléchir aujourd’hui à l’éducation de demain » au Salon du livre de Montréal.]

Morceaux de mémoire – En rafale : les derniers recensions puisque mieux vaut tard que jamais

Mario Cloutier. La poésie, vaccin contre l’indifférence
« Lancée à voix haute, vibrante à l’écran ou gravée dans un bout d’écorce, la poésie sera, heureusement, toujours sur notre chemin. Pendant les névroses collectives, elle exhale ce qui existe à la fois de déchirant et de lumineux. Vaccin contre l’indifférence et la négligence, réconfort, affranchissement. Voici les 25 recueils qui, chacun à sa manière, nous ont tenus loin des ténèbres en 2021. » Mario Cloutier, En toutes lettres.
Nous sommes d’accord avec lui : la poésie de Mathieu Dubé Poète nous tient loin des ténèbres.

Cadeau de Noël. Eh bien eh bien eh bien, quel plaisir avons-nous de constater que LE livre à offrir selon Nicholas Giguère est l’un des nôtres! Êtes-vous curieux de savoir lequel?

« Ce livre est un défi tant pour l’auteur que son éditeur en ce qu’il va au-delà des sentiers battus de la création littéraire et de la création éditoriale et graphique. De très grand format pour pareille publication (27 x 24 cm), Morceaux de mémoire (Sémaphore, 2021) est « un album-recueil de morceaux choisis parmi les poèmes-collages que Mathieu Dubé a publiés, au fil des années, sur son compte Instagram. Des mots choisis, tombés des lames, minutieusement assemblés : le travail de l’éleveur de vers libres relève de l’orfèvrerie. Il appelle au renouveau de la parole, à l’adéquation entre l’être et le paraître. Autant œuvre d’art que littérature exquise, la poésie de Mathieu Dubé sait enchanter œil et esprit; livrer ses collages en couleur et en grand format (comme les albums de beaux-arts) tombait sous le sens. » Certes, mais il fallait encore le réaliser et je vois votre œil dubitatif devant l’objet livre qu’il représente. Pour faire disparaître votre hésitation, tournez délicatement les pages et laissez vos yeux parcourir la poésie qu’elles portent comme une offrande aux dieux de l’intelligence pour qui il n’y a jamais rien de trop beau pour élever une œuvre artistique au-delà de l’ordinaire et de l’éphémère. Et cela se regarde, cela se lit, cela nous fait voyager bien loin de l’intranquillité dans laquelle la pandémie nous a abandonnés.»
Jean-François Crépeau, Le Canada français, 16 décembre 2021

Qui est dans votre capsule Je lis québécois aujourd’hui? C’est l’éleveur de vers libres, Mathieu Dubé Poète! Sa recommandation de lecture? « Rien du tout » d’Olivia Tapiero, publié chez Mémoire d’encrier: « Un livre protéiforme qui est superbement écrit. »

ATTENTION
Morceaux électrisants!  Je lis québécois  Ces livres pourraient vous donner un choc électrique! 7 novembre 2021

L’éleveur de vers libres Mathieu Dubé Poète a passé tout le mois de novembre comme artiste en résidence à La Mèz à Félix. Voici le point d’orgue ce vendredi. Pour les personnes qui ne peuvent pas s’y rendre, le plus riche échantillon de son travail est réuni dans son recueil MORCEAUX DE MÉMOIRE, à classer dans la catégorie beaux livres selon tous les visiteurs du Salon du livre de Montréal qui se sont arrêtés pour le feuilleter.

« Une magnifique œuvre d’art que j’ai entre mes mains, un recueil de poésie d’une beauté et d’une originalité qui vaut la peine de se le procurer. Un recueil de poèmes divers, réalisés par des collages de découpures de mots, de phrases que le poète Mathieu Dubé Poète a agencés afin de composer sa poésie, au fil des pages et des morceaux de coupures de journaux ou de revues.
« Un bel ouvrage d’une sensibilité et d’une belle créativité. C’est un beau livre de collection, imprimé sur du papier de haute qualité, l’objet-livre est sublime. Une belle création qui démontre très bien le travail minutieux et incroyable qu’a effectué Mathieu Dubé afin de produire tous ses poèmes rapiécés de bouts de papier. »  Martine Lévesque

 

3 novembre 2021

«Comme je les aime ces héroïnes du vide. Le lecteur, avec La valse, est entraîné dans un univers marqué par le factice, le vide, le désespoir, la solitude moderne, l’incommunicabilité, la fuite. […] J’ai vraiment adoré ma lecture.  Je n’ai rien à voir avec cette narratrice, mais j’aime ce type de personnages qui semble sur le point de tomber dans le vide car il s’avère prisonnier de ses illusions. On présente un vide tributaire d’un mode de vie artificiel, marqué par une époque axée sur la performance, sur le paraître, à l’heure des réseaux sociaux.», Madamelit, 30 oct. 2021.

Morceaux de mémoire de Mathieu Dubé. «Un livre aussi beau que touchant. Que je suis éblouie par son talent!» Anik Moulin, Vivement le retour, Ici Radio-Canada Estrie, 1er novembre 2021.

Débandé. « Récit provocateur, au goût acide, Roman qui nous a fait sourire, jaune. […] Chaque chapitre nous le montre dans des situations tendues qu’il crée en se rebiffant injustement contre quelque professeur […] contre ses classes, contre ses supérieurs. Tout y passe dans ce maelström perdu d’avance : les cours de sexologie, le renfort d’un stagiaire, la prof anarchiste, la corvée des corrections, le camp de vacances… Sa hantise, c’est la discipline, mater les jeunes, leur inculquer une obéissance insidieuse, qui nous rappelle la soumission peureuse, craintive, qu’exerçaient des enseignants infatués, imbus d’un pouvoir intransigeant. » Dominique Blondeau, Ma page littéraire, 1er novembre 2021.

27 octobre 2021

Morceaux de mémoire. Magnifique livre ! Très inspirant ! Collages de mots découpés dans des journaux, des revues. […] Poésie sensible, lumineuse, parfois cruelle, très créative et vivante. Magnifique objet d’art-poésie. À offrir en cadeau ou à s’offrir à soi-même. Pour entendre  l’entièreté du commentaire de Billy Robinson, cliquez ici.

Un poète collagiste, éleveur de vers libres

Décidément la maison d’édition Sémaphore ne cessera de nous surprendre. D’abord en temps normal par la qualité des titres retenus pour son catalogue, mais aussi par sa non limitation quand vient le temps de sortir des sentiers battus. Ainsi, avec sa collection “Mobile” qui serait sa section des beaux livres dont voici un deuxième titre Morceaux de mémoire de Mathieu Dubé qui se présente comme poète-collagiste et éleveur de vers libres. C’est un grand ouvrage soigné avec une typographie imaginative en adéquation avec le produit offert.  Les inspirations, le poète les prend de partout. Ainsi imagine-t-il Dieu offrir de Prozac à Moïse.  C’est l’imaginaire le plus débridé qui soit. C’est totalement fou par moments mais en ces temps de grisaille pandémique, bon sang qu’on a le goût de décoller par l’esprit. Ce second ouvrage chez Mobile annonce des lendemains qui chantent pour la belle poésie. Daniel Rolland, Culturehebdo, septembre 2021