3 juillet 2021

La vengeance au goût tiède

On connaît l’adage, la vengeance est un plat qui se mange froid. Pas nécessairement si on en juge, le contenu de l’excellent roman policier Les jours sang d’Éric de Belleval. C’est d’abord un groupe de petites frappes, dont Dédé qui succombe mortellement. Il était le leader. Les survivants décident d’en finir avec un couple de bourgeois, le mari qui a trucidé le mec et sa femme, de les prendre en otages. C’est la vengeance au plat classique qui se mange froid. Sauf qu’il faut composer avec le sergent Brisebois qui va malmener quelque peu leur programme. Ce plat aura désormais un goût tiède. L’auteur, administrateur de sociétés depuis des lustres a bien réussi sa reconversion dans la littérature et nous offre une très belle histoire. Du bon policier selon les règles de l’art, avec en supplément une introspection psychologique des motivations des personnages en place. Daniel Rolland, Culturehebdo, juillet 2021.

 

Poète où te tiens-tu? d’Agnès Whitfield

Waouh ! Ça c’est une course à la poésie et à ses enjeux.
La poésie devient un personnage, le poète encore plus. Le lecteur à son occasion.

Il s’adresse et attaque directement le poète dans son déséquilibre et dans sa raison d’être.

Cet essai poétique qui respire et parle vite afin d’exposer les enjeux de la poésie dans notre époque. C’est beau de mots. Ça se lit dans une urgence d’étendre la poésie partout. Dans l’urgence de crier les sentiments. Dans l’urgence de brûler à travers la prose.

C’est très « maintenant ». Y’a pas de passé ici. Ça se passe « drette là » la poésie.
En haletant un peu de l’avoir lu, je vais laisser ça cuver en moi ! Beau !

• Un poète ne peut pas se cacher il y a des mots ou il n’y en a pas
• Mais il nous est arrivé de mordre aux oreilles et de bousculer les torses de défiler en portant des cartons épais pour revendiquer notre droit de comprendre je te conseillerais de changer…, Natasha Collin @les lecturesde.renarde

 

15 juin 2021

Les jours sang d’Éric de Belleval. «Roman redoutable, narrant les sombres états dans lesquels parfois nous essayons de nous dépêtrer, n’effarouchant que les artifices servant de paravent à nos instincts assoupis. […] Récit intelligent dans lequel le sang déversé s’avère le symbole effarant de nos perditions. » Dominique Blondeau, Ma page littéraire, 14 juin 2021

12 juin 2021

La valse de Karine Geoffrion. «Je me suis attachée à cette femme qui vise la perfection pour mieux camoufler sa vulnérabilité. J’ai grandement apprécié ce tête-à-tête intime palpitant comme un cœur affolé, et cela jusqu’à la toute fin.» Venise Landry, Les radieuses, juin 2021

La valse de Karine Geoffrion. «La souffrance derrière le bonheur factice. […] Exigeant et direct sans chercher la provocation, le roman de moins de cent pages nous permet de scruter nos failles derrière les désirs de reconnaissance et de réussite.» Olivier Dumas, L’aut’ journal, 4 juin 2021. Pour lire tout l’article-entrevue, cliquez ici.

Poète, où te tiens-tu? essai poétique d’Agnès Whitfield. «En fait, ce livre aurait pu s’intituler Poète, à quelle enseigne loges-tu ? C’est justement cela qui est sous-entendu sous le titre et entre ses lignes. «Elle [L’autrice] dénonce la poésie hermétique, jolie et complaisante. Elle se méfie des poètes narcissiques à souhait comme de la peste.» Denis Morin.

Poète, où te tiens-tu? essai poétique d’Agnès Whitfield. «De l’importance du poète dans cette vie trouble. […] une défense et illustration de la poésie comme raison d’être dans ce monde si agité.» Daniel Rolland, Culturehebdo.

12 mai 2021

Monsieur le Président. «Le récit est manifestement une dénonciation cinglante des entrepreneurs capitalistes qui ne songent qu’au profit, sans égard aux employés qu’ils piétinent sans vergogne en leur débitant des discours mensongers et en multipliant les licenciements.» Jean-Guy Hudon. Pour lire l’article paru dans Nuit blanche.

La valse est un roman analytique, sur le paraître et l’être. […] Un roman qui est bien orchestré d’une main de maître par l’auteure Karine Geoffrion. Ce récit est comme un journal que nous cheminons petit à petit  […] Martine Lévesque. Pour lire tout l’article, cliquer ici.

16 avril 2021

« Mais qui était donc [à Lise Demers] son grand homme ? Gilles Hénault, le poète. Un des acteurs les plus investis de l’avènement de la modernité au Québec. C’est lui, en 1941, qui a écrit L’invention de la roue, et proposé un bouleversement des codes. Ainsi, dans l’ombre, Lise Demers, longtemps la compagne de ce journaliste, artiste, syndicaliste, voyageur, assure-t-elle la pérennité de cette voix qui, autrement, aurait eu bien des chances d’être oubliée. Ce faisant, elle impose sa personnalité et ses goûts à sa maison d’édition. Mission : littérature. Dans la mesure du possible. […]  Signaux pour les voyants. Ce dernier florilège a été réédité par les soins de Lise Demers, loyale compagne, à l’occasion du centième anniversaire de naissance de cette figure des lettres du Québec. La biographie est plurielle. Elle participe de divers médiums. Chacun est un éclairage, un signal pour les voyants… qui comprennent la constellation d’une réflexion. Lise Demers dépasse l’édition et se livre avec bonheur, elle aussi, à l’établissement de pays de mémoire. Il faut le souligner en mentionnant qu’à l’occasion de cet anniversaire, elle a créé un portail, Gilles Hénault 100 ans 100 regards, que l’épithète «remarquable » ne décrirait que mesquinement. Fascinant, admirable seraient plus à propos, sans tomber dans le pathos. » Marie DesjardinsLa métropole. Pour lire l’entièreté de l’article sur Lise Demers, Gilles Hénault et Sémaphore, cliquez ici.

« On parle souvent de Gaston Miron, des poètes de l’Hexagone publiés pendant la Révolution tranquille. Je trouve qu’on parle moins de Gilles Hénault et je trouve que c’est très dommage parce que moi, à ce moment-ci de ma vie, c’est celui qui me parle le plus.  […] Il y a une place à faire dans notre canon des poètes québécois et québécoises pour Gilles Hénault et pour ce très beau livre, Signaux pour les voyants. » Paul Serge Forest, prix Robert-Cliche pour son roman Tout est Ori. Extraits de sa prescription littéraire à Lire en choeur

6 avril 2021

La valse des nouveaux riches. «Un livre troublant, un peu étrange qui vient nous chercher qu’on le veuille ou non. En ce sens l’écrivaine réussit son pari. Elle perturbe le lecteur et nous montre la tragédie de ceux et celles qui vivent dans un monde de pacotille. Véritable tragédie des temps modernes.» Yvon Paré. Pour lire l’entièreté de l’article, cliquez ici.

La valse, Le vernis craquelé de l’illusion

«Le roman de Karine Geoffrion nous fait entrer dans un univers où les artifices, les illusions et le paraître comptent par-dessus tout. Nous y découvrons l’envers du tape-à-l’oeil, beaucoup moins reluisant celui-là. Le jeu du qui perd gagne que propose l’autrice est d’une redoutable efficacité, un monde où tous les coups semblent permis à condition qu’ils restent du domaine privé.> Jean François Crépeau, Canada français, 1er avril 2021.

La grande noirceur ici frappe surtout l’enfance et la vieillesse, phases de la vie d’où on ne soupçonne pas toutes les ténèbres quotidiennes, […]  Dans Cette part d’obscurité, l’équilibre est précaire entre le réalisme et le fantastique. L’auteur Michel Dufour décrit des scènes troublantes et si près de nous que notre regard sur les autres en est transformé. Comment voir à travers le voile qui nous obstrue la vue là où nous ne voulons pas, justement, voir la vérité? Les tabous sont multiples. L’auteur Michel Dufour nous propose des personnages qui n’auraient, sans sa plume, aucune visibilité ni aucune attention de notre part. Lire Cette part d’obscurité nous rend vulnérable.  Élizabeth Bigras-Ouimet 

 

17 mars 2021

Éloi et la mer de Karine Geoffrion. «En bref, fascinante lecture; style juste; aucune ligne ni à ajouter, ni à retrancher.» Denis Morin, mars 2021.

 

Karine Geoffrion aborde avec brio le doute qui s’immisce dans un couple. Elle traite avec une écriture fluide l’importance de notre image en société. » Pour écouter l’entretien avec René Cochaux au Cochaux show, cliquez ici.

La valse. La protagoniste du second roman de Karine Geoffrion qui offre toutes les apparences de la réussite, le chic en prime, vit dans le regard des autres. […] L’assurance qu’elle affichait n’était donc que pure parade. La romancière a le talent de vampiriser cette femme instable. Culture hebdo, février 2021.

10 mars 2021

Entretien de Sarah-Émilie Nault avec Karine Geoffrion. « Qu’est-ce qui fait qu’un couple qui ne fonctionne plus décide de rester ensemble et surtout, qu’est-ce qui fait que quand tu les rencontres en public, tu ne t’en rends pas compte ? » Voilà les questions ayant fait naître les différents personnages de La valse. » Le Journal de Montréal, 6 mars 2021.

La valse. Roman très actuel qui ne manque pas d’humour. Si la première lecture de cette fiction à la saveur acidulée, nous a semblé parfois aléatoire, on s’est vite rendu compte que, mieux qu’un bijou rare, certaines femmes de carrière dissimulaient derrière et devant elles, un précipice où le moindre trébuchement leur serait fatal. Le fond du ravin se capitonnant de tessons mortels… Dominique Blondeau, 8 mars 2021.

1 mars 2021

Débâcles. «Ce roman paru à la fin de 2019 s’avère un antidote aux déchirements inhérents à la question de l’appropriation culturelle […] Marie-Pier Poulin ne s’égare pas dans les effets de style ou de métaphores trop nombreuses. Elle vise l’authentique, le vraisemblable et y parvient. En se connectant, notamment sur des questionnements spirituels et environnementaux […] Il serait facile d’accuser la romancière de sombrer dans les « bons sentiments », mais cela serait négliger sa volonté ferme de s’aventurer sur une couche de glace fort mince quand il s’agit de questions de racisme ou d’appropriation culturelle. En démontrant le plus grand respect et une empathie qui ne se dément jamais.» Mario Cloutier, 1er mars 2021.

 

 

26 février 2021

Dans les prescriptions littéraires de Maureen Martineau se trouve Ressacs de France Martineau, un «roman très très dense et troublant», mais duquel le lecteur ressort «contaminé par l’incroyable résilience de l’auteur.» 24 février 2021

24 février 2021

La valse: «Karine Geoffrion a un don particulier pour nous plonger dans des portraits de femmes qui vont tourner à vide, chercher un sens en dehors d’elle-même. » Pour écouter la présentation de Tania Viens au Cochaux Show, cliquer ici.

20 février 2021

La valse: « Avec ce court roman que le lecteur lira d’un trait, Karine Geoffrion offre un portrait tout en finesse d’une femme — carriériste, superficielle, tyrannique parfois, mais humaine malgré tout — qui ne veut surtout pas se frotter à l’orage. » Josée-Anne Paradis, revue Les libraires, février 2021. Cliquez ici pour l’entrevue exclusive de Karine avec Josée-Anne Paradis.

Signaux pour les voyants: « Hénault nous laisse une importante œuvre poétique. Très beau livre pour la richesse de la poésie de Gilles Hénault. » Normand Baillargeon prescrit cette anthologie à Lire en chœur le 12 février 2021.

Monsieur le président fait partie du palmarès 2020 de René Cochaux, animateur du Cochaux show. « Danielle, dit-il,  a très bien exploité dans son roman l’impact de la cupidité dans le monde des affaires.»(déc. 2020)

Monsieur le président: Marie-Claude Veilleux, chroniqueuse culturelle à Radio-Canada Estrie, a eu un coup de cœur pour le roman de Danielle Pouliot : «Une bonne histoire, des personnages forts auxquels on s’attache, c’est bien ficelé.« «Cent quarante-sept délicieuses pages, je recommande! […] De plus, beaucoup de finesse et d’humour dans sa façon de raconter les choses». (déc. 2020)

 

Le livre que Nicholas Giguère, chroniqueur au Cochaux show, aimerait offrir est tiré de notre catalogue, «un travail titanesque»,  «une œuvre qui manquait dans le paysage actuel> : l’anthologie de Gilles Hénault, Signaux pour les voyants, poèmes 1937-1993. (déc. 2020)

 

16 décembre 2020

« Une œuvre à propos » en contexte de crise

Asphyxies. « Un univers très sombre, assez sinistre, mais c’est très bien construit et quand même très clair. Parfois, dans les univers dystopiques, dans la science-fiction avec beaucoup de technologie, on s’y perd, mais dans ce cas-ci, ça ne prenait pas toute la place. L’accent est sur le caractère humain des personnages, attachants et imparfaits. » Raphaëlle B. Adam, Cochaux show, août 2020.

6 décembre 2020

Monsieur le Président : Le fragile moral des troupes

Quel est, au sein d’une entreprise, le poste qui permet de côtoyer tout le monde, de passer d’un bureau à l’autre, de fouiner sans que personne prenne garde à vous ? Celui de préposée à l’entretien, comme l’est Léa. […] Léa a soif de normalité et d’appartenance ; de fierté aussi. Chez Kaffa, on retrouve tout cela : une « tribu joviale, colorée et soudée comme les doigts de la main ». […]

Mais un jour Émile, malade, doit laisser sa place. C’est l’arrivée de Monsieur le Président […] Un vrai gestionnaire celui-là, aux mots rassurants, mais aux plans bien nets. Il faut davantage de profits, donc couper le superflu. Et dans ce superflu trônent au premier chef les employés. Ceux qui seront mis à la porte deviennent vite les Oubliés, ceux qui restent apprennent à se comporter en Survivants.

L’originalité du récit de Danielle Pouliot, c’est qu’il nous est livré par une narratrice en marge des jeux de pouvoir et qui n’est pas ciblée en soi par les restrictions budgétaires. […]

Il y a là un suspense psychologique qui fait tourner les pages, bien porté par une Léa qui se promène entre candeur et amertume. De quoi faire réfléchir. Josée Boileau, Le Journal de Montréal, 5 déc. 2020.

25 novembre 2020

Entretien avec Danielle Pouliot  autour de Monsieur le Président – «Au fur et à mesure des pages, Kaffa se rapproche de « l’atmosphère anxiogène de l’œuvre de Kafka » avec un patron surnommé méchamment « suce la cenne ». Les produits alors de luxe deviennent de banales « machines de pacotille ». Les ingénieurs sont obligés par la direction de remplacer certaines pièces par des composantes de moindre qualité pour accentuer les profits. Le patron a transformé un fleuron de l’économie québécoise en entreprise purement capitaliste. La hausse des revenus passe par « une habile fourberie », soit le prélèvement dans le portefeuille du personnel : consommations payantes lors des fêtes, café (autrefois gratuit) désormais vendu au prix coûtant. « L’air vicié s’installe, les apparences de camaraderie disparaissent. […]

Tout au long de son parcours pluriel, tant auprès des vies souvent difficiles qu’elle a connues à Pinel que dans la composition de ses anti-héros résilients, Danielle Pouliot persiste toujours à croire en l’espoir. « Je voulais une fin heureuse pour Léa, qu’elle brise sa solitude et qu’elle retrouve sa dignité. Que de la douleur naisse la créativité. » Olivier Dumas,  L’Aut’Journal.

23 novembre 2020

Monsieur le Président. Un récit, très prenant, captivant et qui dépeint un réaliste des dégâts collatéraux que peuvent vivre certains travailleurs au sein d’entreprises menées par un entrepreneur avide et pécuniaire. Des personnages marquants et pour ma part, Léa m’a réellement plu, avec ses blessures et ses fêlures. Un énorme coup de cœur pour la plume de Danielle Pouliot qui fait résonner son récit dans le concret et le réalisme de la florissante réussite financière au dépit des humains. Je vous le recommande à 110 %. Martine Lévesque.

À peine lu, à peine encore sonné par le roman percutant Monsieur le Président de la romancière Danielle Pouliot publié en 2020 aux Éditions Sémaphore […]Pour savoir comment elle aura le dernier mot, je vous invite à lire ce très beau roman dont l’écriture précise me fait penser à celle de Mireille Gagné dans Le syndrome de Takotsubo, recueil de nouvelles publié aussi par la même maison. Il y a des parentés stylistiques dans le monde des lettres.

J’ai noté que les personnes les plus intéressantes à fréquenter étaient les employés au bas de l’échelle qui sont dotés bien souvent d’un sens fin de l’observation sur la nature humaine.

Une très belle lecture que je vous recommande à mon tour. Denis Morin.

18 novembre 2020

Monsieur le PrésidentDanielle Pouliot scrute le destin de Léa, une orpheline qui trouve enfin « la famille de ses rêves » chez Kaffa (où elle se considère immédiatement comme une « Kafkaïenne »). En parallèle des soubresauts de l’intrigue, se répand le parfum de la boisson à grains torréfiés qui devient presque un personnage en soi. L’écrivaine accorde ainsi une importance particulière à la dimension olfactive.

24 octobre 2020

Dans le 24 heures du19 octobre, Léa Papineau-Robichaud souligne la sortie de Monsieur le Président en ces termes: «Danielle Pouliot plonge son lecteur dans un feuilleton psychologique enlevant avec ce nouveau roman. Léa, une orpheline qui a grandi dans un contexte spécial, s’est trouvé un emploi chez Kaffa, une entreprise de cafetière. Pour elle, cet endroit et ses collègues c’est sa famille. Sa vie sera cependant chamboulée quand elle sera brutalement congédiée.»

19 octobre 2020

À l’émission Cette-année là 1992, Simon Boulerice présente l’anthologie de Gilles Hénault, Signaux pour les voyants, poèmes 1937-1993 et rappelle, entre autres, ce que Gaston Miron disait de ce poète, à savoir que Hénault avait été le premier à dessiner les grandes lignes de la poésie moderne au Québec. Image d’archives de Hénault et court extrait d’un poème complètent la chronique. À voir : https://cetteanneela.telequebec.tv/emissions/100581834/1992-daniel-belanger

 

13 octobre 2020

Lise Demers parle de Signaux pour les voyants, poèmes 1937-1993, à René Cochaux.

Monsieur le Président, un livre grand public sur la déconstruction d’une entreprise familiale et la douce vengeance, ce plat qui se mange froid. Écoutez ce qu’en raconte Tania Viens à René Cochaux.

19 septembre 2020

Bello se nourrit d’histoires familiales très anciennes, ahurissantes de vérité ou totalement inventées pour décrire l’Italie de ses origines. Un voyage dans le temps mais surtout un retour vers les sources de l’identité. Michel Désautels, la littérature comme reconstruction de l’imaginaire» à Désautels le dimanche, 17 nov. 2018 (SLM)

J’avoue que j’y ai cru. Les hauts et les bas d’un homme de Foi

D’entrée de jeu, un écrivain qui débute son livre par « je suis venu au monde les fesses en premier » accroche déjà son lecteur. Celui qui est aujourd’hui menuisier et écrivain nous livre le récit de sa vie, dans laquelle il consacra quelques années comme prêtre. Homme authentique il se questionnera souvent sur sa démarche en se comparant aux autres. Qui a fait le bon choix ? Puis quand il sera confronté à son existence de mâle en « proie » aux occasions charnelles, c’est là que tout va basculer. Et il retournera à la vie laïque. J’avoue que j’y ai cru est une radiographie d’un Québec que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. C’est un conteur merveilleux qui nous fait voir à travers son parcours comment s’est opéré le déclin de l’Église qui était omnipotente. Le regret avec ces souvenirs c’est qu’on en voudrait davantage. Daniel Rolland, Culturehebdo, août 2018.

J’avoue que j’y ai cru. «Toute bonne mère canadienne-française priait pour avoir un fils prêtre. Dès ses six ans, le narrateur déclarait vouloir devenir un «curé de campagne». Et c’est ce qu’il advint. En 1963, déjà rompu au port de la soutane à 28 boutons, «le fils» est ordonné prêtre. Mais peu à peu, le doute s’installe et parfois même, la «colère contre Dieu» gronde. La société change radicalement. Le «curé outsider» le restera pendant vingt ans. Histoire d’un parcours difficile.» Betty Achard, Le Bel Âge, 13 octobre 2018.