6 mars 2017

Nathalie ne vit plus ici — « Le monde est ainsi fait que l’auteur, Ronald White, en a tiré une histoire émouvante, presque triste, où les victimes sont des femmes si peu aptes à lutter contre une apparente inertie sournoise. Femmes adultes, fillettes impubères, livrées obscurément à l’hypocrisie d’un homme en qui elles avaient cru, comme on croit à un ciel bleu qui, brusquement, s’assombrit, déverse son eau cinglante sur des épaules vêtues de teintes estivales. Le roman, morcelé de nombreux dialogues percutants, apprend au lecteur que toute vérité, quoi que nous en pensons, est salutaire à démystifier. Le désengagement forcé de Charlotte, la mort de Nathalie, les mensonges de Simon, apportent une dimension dérangeante à un récit qui, dans une vie normale, aurait dû se terminer dans une harmonieuse amitié à trois. Charlotte se serait endormie au lieu de faire le procès d’un homme, lisse comme la surface trompeuse  d’un lac.”

Dominique Blondeau, Ma page littéraire, 6 mars 2017
14 février 2017

Un cadeau pour la Saint-Valentin? Martine Desjardins de L’actualité vous recommande Le sort de Bonté III.

C’est la mort de la vache Bonté, troisième de son nom, qui va rapprocher un fermier esseulé et une jeune mère célibataire. Cette genèse d’un couple sur fond de terroir est portée par une écriture d’une grande sincérité qui n’hésite pas à fouiller les problèmes sentimentaux de la ruralité contemporaine.

16 janvier 2017

« Et grâce à Rose-Marie Arbour et Claude Gosselin, on a la chance de revenir sur les textes qu’il a écrit à ce propos, critiques, interviews, etc. On se rend compte en terminant Regards sur l’art d’avant-garde de sa contribution extraordinaire pour l’avancement de la connaissance en la matière.» Cultureheddo, novembre 2016.

Catherine Voyer-Léger, « Exil en la demeure », Nuit blanche, no 135. P. 46-47.

« Bien que ce ne soit pas un récit teinté de bonheur, la façon que Nathalie Lagacé nous dépeint la réalité des transport en commun est si réaliste et si bien exécutée, qu’on ne peut faire autrement que d’apprécier cette lecture. Une belle découverte ici! » Mélanie Dupont.

Étienne Poirier, « Terminus » La recrue du mois, 15 décembre 2016.

« Un roman d’une centaine de pages, mais très touchant. On ne peut imaginer ce qu’est la vie d’une chauffrette comme la nomme parfois certains voyageurs. […] Avec Terminus, Nathalie ouvre une porte sur la façon de voir la vie de tous les jours, dans des métiers exigeants pour les femmes. » Suzanne Ferland, «Terminus », animatrice, TV Lanaudière, sur Facebook.

« Terminus brille grâce à son sujet singulier, largement ignoré par la littérature contemporaine, soit celui du travail et de ce cul-de-sac d’aliénation devant lequel se retrouveront ceux qui ne savent envisager comme conséquence tolérable de nos vies effrénées l’absence de politesse et de compassion envers son prochain. » Dominic Tardif, « Terminus », Le Devoir, La vitrine du Cahier du Salon du livre, 12-13 novembre 2016.

« Terminus, un roman coloré, inspiré d’anecdotes réelles, qui vous transportera aux bords parfois délavés d’une humanité fade et peu engageante tantôt lumineuse et inspirante. Un premier roman réussi dans le huis clos d’une carrosserie. » Entretien avec Éric Chouan, Mission encre noire, 6 septembre 2016, C’est la rentrée sur les ondes de Choq.ca (Tome 18 Chapitre 226)

13 janvier 2017

Donald Trump et Walter Benjamin

« Dans un article publié quelques mois avant les dernières élections américaines, Joseph O’Neill raconte son séjour fantasmagorique au Mar-a-Lago Club lors du mariage entre Melania Knauss et Donald Trump, avant que ce dernier ne devienne PDG officiel de l’Amérique. L’article évoque plusieurs thèmes abordés par Walter Benjamin (1892–1940) dans ses écrits sur la politique, l’art, et la structure de la vie moderne – ces thèmes sont repris sous une optique contemporaine dans mon livre Walter Benjamin. Un essai.

À la fin de l’article, O’Neill cite l’extrait célèbre de l’Ange de l’Histoire dans lequel Benjamin parle d’une tempête qui souffle du paradis, emportant l’Ange dans le zéphyr violent du progrès. Benjamin n’était pas éperdument désespéré. Il ne croyait pas que les choses se passeraient bien, mais l’idée qu’elles pourraient bien se passer est, pour lui, d’une importance capitale (pour paraphraser ses contemporains Adorno et Horkheimer). Il faudrait, selon Benjamin, revoir nos concepts d’histoire et la manière dont la mémoire et le souvenir – individuels et collectifs – sont trop facilement manipulés à des fins illégitimes et catastrophiques… « Make America Great Again ».

Par ailleurs, il s’agit d’une question de pouvoir et de représentation, et Benjamin a bien articulé la distinction entre, d’une part, le fascisme qui esthétise la politique et, d’autre part, les formes de vie qui politisent l’art. Le monde va s’enfoncer dans une nouvelle réalité cauchemardesque le 20 janvier. Benjamin ne peut plus nous sauver de ce spectre, mais ses idées peuvent nous aider à y naviguer, d’où sa pertinence pour tous ceux et celles qui croient, encore et toujours, au monde.» Nicholas Hauck.

4 janvier 2017

La plus grande partie de cet ouvrage regroupe les textes consacrés à des expositions, ce qui donne un panorama des arts visuels très vivant, enrichi d’une trentaine d’illustrations en couleurs […]

Les textes de synthèse sur une période ou sur un médium comme la sculpture sont lumineux.
C’est l’historienne Rose-Marie Arbour qui présente l’approche critique de Gilles Hénault, alors que Claude Gosselin résume, quant à lui, le crédo de Gilles Hénault par cette formule « Défendre l’imaginaire pour que vive la Vie » !

La place de l’art dans la société, l’art dans la ville, les grandes tendances et l’évolution des arts visuels, les nouveaux matériaux : toujours accessible, Hénault offre une perspective large, ce qui rend son propos encore actuel.

Membre : Ville-Émard des Irrésistibles

Regards sur l’art d’avant-garde : « Un ouvrage essentiel portant sur l’art moderne. Avec des analyses de Rose-Marie Arbour et de Claude Gosselin. Un brique de 570 pages. Un must pour les collectionneurs, les amateurs et les professeurs d’art. » Francine Grimaldi, Samedi et rien d’autre, 24 décembre 2016.

Pour l’ensemble de ses commentaires, cliquez ici. C’est dans la trosième partie, à 14, 52 minutes.

7 décembre 2016

Sic transit gloria mundi, locution latine signifiant « Ainsi passe la gloire du monde », généralement employée lors de l’intronisation d’un nouveau pape afin de rappeler au futur souverain pontife qu’il va un jour, comme tout le monde, manger les pissenlits par la racine.

C’est également la phrase dont Jean Bello choisit de coiffer un des plus émouvants passages d’Exil en la demeure, son premier roman grand public, alors que son narrateur regrette avec une lumineuse sérénité la nature forcément éphémère « des amitiés […] des sentiments, des gestes, des envies, des coups de gueule » qui font de la vie cette grande aventure pleine de passion, de mélancolie et de douleur. Dominique Tardif, Le Devoir, 25 juin 2016.

«Le récit de Mattia est un hommage à l’entourage du narrateur, au courage de ceux qui ont émigré au Canada ou aux Etats-Unis et au courage de ceux qui sont restés en Italie. Mattia, quant à lui, se retrouve le cul entre deux chaises : pas assez italien pour se sentir à la maison en Italie et trop italien pour se sentir complètement étranger.», Julien Hivon, La recrue du mois.

4 novembre 2016

Pourquoi Le sort de Bonté III, est-il un livre marquant pour Fanny Mallette?

http://fr.chatelaine.com/videos/video-quel-livre-a-marque-fanny-mallette/

2 novembre 2016

« C’est à travers une écriture vraie, sans vernis, qu’elle dévoile les coulisses d’un métier « dans l’ombre des foules, là où on se sent seul », et dénonce le « chacun-pour-soi » qui gangrène selon elle la société. » Laila Maalouf, « Journal d’un métier », Choix de la semaine, La Presse, 23 octobre 2016.

« Il y a beaucoup de déplacements dans ce roman, mais autant de voyages au cœur de l’humain, dans sa beauté comme dans sa petitesse égoïste… »,  Chrystine Brouillette, Salut Bonjour, 10 septembre 2016. http://m.tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour/chroniques/detail/pour-un-retour-en-douceur?no_redirect=1.

1 novembre 2016

« L’enquête, sise en plein cœur de Montréal, est habilement construite autour des personnages bien étoffés et de préoccupations actuelles.» Jennifer Beaudry, Collections, août 2016.

« On se laisse porter par la langue riche et souple de et ses qualités indéniables de conteur. » Jennifer Beaudry, Collections, septembre 2016.

«À la merci des désirs d’un Village qu’il ne peut arracher à sa chair mais auquel il n’appartient plus, l’exilé n’aura d’autre choix, s’il veut un jour rentrer à Montréal, que d’enfiler le costume qu’on a dessiné pour lui. « J’incarne un personnage qui n’est pas exactement moi », remarque-t-il, soudainement renvoyé à sa propre fragilité d’homme vieillissant.» Dominique Tardif, Le Devoir, 25 juin 2016.

«Le récit de Mattia est un hommage à l’entourage du narrateur, au courage de ceux qui ont émigré au Canada ou aux États-Unis et au courage de ceux qui sont restés en Italie. », Julien Hivon, La recrue du mois,octobre 2016.

 » On y voit la mollesse et la dureté des corps, la folie de l’âme et son vice à lui. » Susie Pelletier (Les Bouquinistes), Les libraires craquent!, Les libraires, sept-octobre 2016.

31 août 2016

Une nouvelle recension du livre de Jean-François Aubé. Comme quoi, les livres chez Sémaphore traverse le temps. Sophie L. nous parle du «désir», dans les nouvelles des  Yeux de la Nation.

«Ça chevauche entre la nouvelle et le récit. On se fout de la catégorie, nous ce qu’on a adoré, c’est que ce premier roman au titre opportun Terminus annonce une vocation à suivre.», Culturehebdo.

Cette semaine, on craque pour Terminus. «Un roman qui devrait être offert par la STM avec toute nouvelle carte OPUS!»,  Mathias Marchal,  journal Metro.

15 juin 2016

Ce livre a le mérite de montrer le choc d’un ressortissant italien qui revient aux sources. Le romancier a un talent fou pour mettre en opposition les différences culturelles. Dans le genre c’est un petit bijou qui vous égaiera de la grisaille ambiante. Daniel Rolland, Culturehebdo.

Un poète d’une rare lucidité. Culturehebdo.

Un premier roman qui jette un regard implacable sur la symbiose mère-fils. Implacable, le regard de la romancière, sur cette femme. Une façon de démonter la mécanique de ses agissements, de décortiquer ses comportements, comme s’il s’agissait d’une souris affolée prise au piège.

Résultat : pas vraiment d’apitoiement possible, au final, pour nous. C’est de l’extérieur, avec une certaine froideur, qu’on observe le fiasco annoncé se mettre en place. Comme dans un laboratoire.

Ce qui fait contraste cependant, ce qui illumine ce récit de l’intérieur, c’est la plume délicate de l’auteure. Tant de finesse dans l’écriture, comme pour contrer tant de dureté. Danielle Laurin, Le Devoir.

Mention de Éloi et la mer dans le magazine Nuit blanche.

Le thème du père violeur est récurrent dans la littérature québécoise, celle des années cinquante et soixante, mais rarement a-t-on lu un récit aussi richement analysé, superbement écrit, d’une plume avertie, contemporaine, la main de France Martineau ne manifestant aucun tremblement faillible, la voix aucun trémolo affecté, opportuniste. Une étroite empathie liant la petite fille et la femme équilibrée qu’est devenue France. La mère d’elle-même ? Prosopopée du sentiment maternel s’il n’est pas sevré à un âge défini. Dominique Blondeau, Ma page littéraire.

Vous commencez et vous ne voyez pas le temps passer. Vous êtes prise par les mots de l’enfant, par les confidences de l’adolescente, par la douleur qui se retourne contre soi. Monique Hamelin, L’autre parole, Brèves, juin 2016.

Le jeudi 18 avril à 19 h 30. il y aura une rencontre avec France Martineau à la librairie Paulines, rue Masson. Cette rencontre sera animée par Claire Messier, psychothérapeute.

 

 

Ce qui bouleverse aussi profondément, c’est la manière dont les rapports familiaux dysfonctionnels au sein de sa famille ont marqué l’auteure, celle-ci refusant même d’écrire les noms complets de ses parents, utilisant les lettres M. et P. pour les nommer. Au fil du texte, toute la complexité de ces liens nous est révélée, allant du père mal dans sa peau, violent, colérique, à la mère qui refuse d’affronter la vérité en face et qui reste de glace face à la détresse de sa fille. Étienne Poirier, La recrue du mois.

« ‘Les gens heureux n’ont pas d’histoire’. Écrire sa vie, c’est dans l’air du temps. Parfois, une de ces histoires possède quelques qualités, comme le récit de Richard Vézina. » Jean-François Crépeau, Lettres québécoises, (157).

Ce premier roman policier de Francine Morin avait tout pour me séduire. Une intrigue dans les rues de Montréal avec des épreuves de hacking et une trame de fond écologique. Comme tout bon roman policier, le récit débute par un assassinat.[…] La pétrolière Pétro-Québec est dans le coup pour protéger ses intérêts et l’entreprise a donné carte blanche a un groupe criminel pour empêcher la journaliste de parler.[…] Avec l’aide d’une organisation criminelle, les environnementalistes radicaux prennent en otage la première ministre du Québec et un présentateur de journal télévisé. […] Ce roman policier ne remplit donc pas toutes ses promesses, mais il reste un bon ouvrage divertissant et agréable à lire. Julien Hivon, La recrue du mois.

Beau personnage de policier. Prometteur comme début. Bonne connaissance du milieu des affaires. Bärbel Reinke, Les Bouquins d’abord, 14 décembre 2015.

 

 

 

 

 

Machine et machinations ne manque pas de qualités. L’écriture et vive, la trame est assez originale. Les personnages  – pas tous – ont du corps. Mais il y a des mais. Les personnages sont trop parfaits dans leurs champs de «compétence» respectifs, les dialogues sont parfois trop littéraires. Normand Cazelais, Lettres québécoises, *** (162)

Mention de Machine et machinations dans la rentrée des polars 2015. Par Cynthia Brisson

 

Triptyque intimiste qui raconte le père absent et inconnu; la découverte de celui-ci puis la difficile réalité d’une relation père-fille qui tente d’émerger. […] Tout au long du roman, il y a ce grand absent,  l’amoureux qui n’est plus là. Le discours intérieur de Judith, souvent, cesse de s’adresser au  père pour se tourner vers lui. Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises (159).