Récit

Description de la catégorie Récit

Nativa (1884-1955) – La maîtresse de Camillien

Prise entre le spectre de la démence et la solitude à l’hospice, Florida Faubert fouille sa mémoire, ses albums photo et sa collection de coupures de journaux pour retracer la vie de sa sœur Nativa, ainsi que la sienne. À la mort prématurée de leur mère en 1895, les deux enfants sont séparées de leur famille et envoyées dans le Maine, où le sort les isole davantage : Florida vivra chez sa tante Odile et Nativa, dans un orphelinat de religieuses parisiennes, afin qu’elle entre dans les ordres. De retour au Canada à l’âge adulte, après quelques années obscures à Lewiston, Nativa deviendra la maîtresse de Camillien Houde. Si l’ancien directeur de banque demeure de nos jours une célèbre figure du Parti conservateur, celle qui le rejoignait en catimini dans sa suite à l’hôtel Mont-Royal n’aura connu qu’ombre et illusion.

Partir

S’éloigner. S’asseoir au pied d’un arbre, ouvrir un livre. Tout à fait heureux de faire la chose qui ne convient pas, à l’endroit qui ne convient pas.

Se moquer même de la pluie, si jolie dans son tumulte. S’étendre au soleil.

Se sécher sur la route. Ni montre ni papier, et une si grande envie d’aller à pied.

Le sac léger, toujours léger, et les journées que l’on feuillette comme les pages d’un livre. Distraitement.

Il n’est pas rare que l’on ajoute à la fiction une part de vérité, mais rarement avoue-t-on raconter la vérité avec la part de broderies, de légères inventions, qui se glissent inéluctablement dans l’effort de mémoire. Constant dans son désir de défier le convenu, Christian Lemieux-Fournier a fait chemin inverse et livre, avec une plume empreinte d’une douce poésie, le portrait d’une grande disparue, sa mère, et de ceux qui l’ont suivie sur le chemin de l’oubli, la place qu’ils ont remplie dans sa vie, et le moment de bascule où l’on sent que, bientôt, l’heure de partir sonnera.

Barbelés

Barbelés est le premier titre à paraître dans la collection Libre à vous. C’est le récit autobiographique d’un homme en prison depuis 40 ans. Barbelés est à la fois un magnifique hommage à la littérature et une description crue du milieu carcéral. À travers ses lectures des poètes tels Baudelaire, Nelligan et Paul-Marie Lapointe, des philosophes comme Nietzsche et Sartre, ou des romancières comme Albertine Sarrazin et Nelly Arcan, l’auteur nous livre des pans de sa vie : son enfance, sa jeunesse délinquante, ses amours, ses vols qualifiés et ses détentions, depuis le centre de rééducation de Boscoville jusqu’à l’établissement à sécurité maximale de Donnacona.

C’est un vibrant témoignage, d’une grande qualité littéraire, de la passion de l’auteur pour la lecture, la peinture et l’écriture, ses seuls moyens d’évasion et de réflexion à l’intérieur des établissements pénitenciers «où les insignifiances verbales prennent parfois des proportions démesurées et deviennent des arguments qui, à travers la violence physique, justifient tous les déversements de haine et de refoulement».

On les disait terroristes

Avec ses 87 photographies, son introduction bien documentée et sa pièce de théâtre, Josée Lambert pose un regard percutant qui permet de mieux saisir les enjeux actuels de la situation au Moyen-Orient.

Josée Lambert trace ici un portrait saisissant de l’occupation israélienne. Le rôle du centre de détention de Khiam est fortement décrit. Ce lieu symbolise le mépris des règles du droit international et humanitaire: aucune accusation n’a été portée contre les personnes détenues, aucun procès n’a eu lieu; aucune commission d’enquête n’a exposé l’horreur de Khiam où plus de 2 000 personnes, dont 500 femmes, ont été détenues.