L’enfant monstrueux, une invention de Freud

L’enfant monstrueux, une invention de Freud

Traiter les enfants de monstres permet de les traiter en monstres.

Louise Auger remet en question les fondements du complexe d’Œdipe, devenu au fil des temps ce qu’elle appelle « le dogme de l’enfant monstrueux », un dérivé de la croisade menée durant deux siècles par la psychiatrie contre «le petit masturbateur». L’auteure démontre combien Freud, en 1897, a changé d’opinion sur les enfants agressés et détourné de son sens le mythe de Sophocle au profit d’une psychiatrie et d’une psychanalyse qui, en utilisant l’inconscient, enlèvent toute crédibilité aux faits décrits par les victimes. Ainsi, l’enfant serait non seulement incestueux et meurtrier de naissance, mais il porterait toutes les tares de l’humanité. Par conséquent, quoi qu’il dise ou subisse, il est responsable de son sort et les adultes qui le maltraitent sont non coupables puisque l’enfant mérite d’être « corrigé » pour son bien.

Basé sur le mensonge et la désinformation, ce dogme autorise la maltraitance des enfants et décharge les adultes de leurs préoccupations morales en faisant porter à l’enfant le blâme de ce qu’ils trouvent monstrueux en eux-mêmes. Tout cela donne froid dans le dos, vu le pouvoir que la société et les institutions accordent à la psychiatrie et à la psychanalyse comme juges de la santé mentale d’un individu.

L’enfant monstrueux, une invention de Freud

359 pages
Version papier
ISBN
978-2-923107-84-4
$ 34,95

Docteure en psychologie sociale, elle a publié en 1988 «Pourquoi l’autre et pas moi? Le droit à la jalousie», un essai qui bouscule le prêt-à-penser. En 2012 paraissait chez Sémaphore son roman «Le dernier hiver».

Revue de presse

  • « Nous voici ensemble pour parler d’un sujet qui est extrêmement intéressant, en même temps qu’un peu troublant, je vous dirai. Il s’agit de L’enfant monstrueux…  Un ouvrage québécois très important, très bien fait et très utile (…) Tout à fait remarquable. » Jacques Languirand, Par 4 chemins