L’année où Marilyn fit scandale

L’année où Marilyn fit scandale

Un deuil immense venait de s’abattre sur mes treize ans. Tel un météorite percutant contre une plaine lisse, endormie. Son impact était majeur. Des pincements au cœur, des bouffées de tristesse, des attaques de mélancolie, j’en avais déjà eu : un ami qui s’éloigne, une sœur adulée qui se fait pensionnaire, un grand-père qui s’éteint. Mais là, c’était Jimmy, MON Jimmy, qu’on avait extirpé de ma vie. Sans ma permission, sans mon avis, sans qu’on eût au préalable fait le moindre geste pour me rendre moins pénible l’épreuve qui m’attendait. Par cette action brutale, par cette trahison abjecte, on avait fracassé la bulle d’innocence dans laquelle le p’tit gars que j’étais se prélassait depuis toujours.

1953 : prélude aux profondes mutations que le Québec s’apprête à vivre. Ce roman, parsemé de jalons de cette époque, aborde notamment les thèmes de la relation père-fils, de l’éveil sexuel d’un garçon à l’aube de l’adolescence et du peu de cas que la société fait de son environnement. Des personnages attachants, une écriture empreinte de finesse et d’humour.

L’année où Marilyn fit scandale

145 pages
Version papier
ISBN
9782923107967
$ 20,95$
€ 13,95
Richard Vézina

Depuis toujours, Richard Vézina affectionne les mots et les histoires. Il a fait des études en arts (lettres et cinéma) et en gestion. À titre de directeur général, il a œuvré dans le domaine de la culture (Conseil de la culture de l’Outaouais) et dans celui de la santé et des services sociaux (Conseil cri

Revue de presse

  • « ‘Les gens heureux n’ont pas d’histoire’. Écrire sa vie, c’est dans l’air du temps. Parfois, une de ces histoires possède quelques qualités, comme le récit de Richard Vézina. » Jean-François Crépeau, Lettres québécoises, (157).

  • Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans…

    Les gens de cinquante ans et plus sont conviés à un grand bond en arrière, dans le Québec de 1953. Richard Vézina avec L’année où Marilyn fit scandale brosse un tableau très détaillé de ce qu’était la Belle Province sous le règne de Maurice Duplessis. Les gens n’étaient pas riches, mais on avait du cœur à ce moment là. L’auteur ne manque aucun détail pour faire époque, les rôles campés du père et de la mère, le Kik dont les amateurs s’amusaient à le comparer au Coke, la bière Dow, la lutte au Forum avec Johnny Rougeau et Édouard Carpentier et les méchants de l’arène. Il y a des moments où devant tant de tendresse sociale on se demande réellement si le Québec a progressé avec tous ces gens affairés massivement sur leurs textos qui n’ont plus de regards pour quiconque. À lire sans faute. Daniel Rolland, Culture hebdo (septembre)

  • « Une fin d’été et surtout les vacances sont terminées.
    Un jeune garçon de 13 ans s’amuse franchement avec ce que les derniers beaux jours lui offrent, entre son chien Jimmy et ses parents. Un père toujours très occupé, une mère travaillant activement aux besoins de la famille comme la plupart des mères en 1953, le chien reste le confident. C’est une responsabilité que d’hériter d’un chien. L’attachement est total de part et d’autres. Ils profitent tous les deux largement des derniers beaux jours. Pour plusieurs d’entre nous, ce sont des souvenirs si proches et si lointains. L’éveil de la sexualité, le peu de cas que nous faisions alors de l’environnement et les relations entretenues entre frères et sœurs et aussi les parents étaient parfois incomprises.
    Habilement écrit, Richard Vézina nous relate avec bonne humeur mais aussi avec finesse, les aventures de Rémi. Son amour des mots et des bonnes histoires retarde pour nous l’heure des repas et du sommeil… Il a le bagage nécessaire pour nous tenir en haleine.
    Je le recevrai à mon émission » Pour vous et moi » à le 26 septembre. Si vous voulez en savoir plus … suivez nous à CTB-TV Lanaudière. »
    Suzanne Ferland, sur sa page FB, dimanche 7 septembre 2014.