Exil en la demeure

Exil en la demeure

Un Québécois d’origine italienne retourne dans son village natal pour régler une affaire de succession après le décès de sa tante. Or, ce qui ne devait être qu’une excursion pour régler des papiers et saluer la famille se transforme en une odyssée dans les dédales administratifs italiens, dans les conventions sociales et, surtout, dans les souvenirs d’une généalogie marquée par l’exil.

Avec son style vif et son art de raconter, l’auteur peint des personnages à la fois ordinaires et plus grands que nature, et traduit habilement le malaise qui accompagne ceux à cheval entre deux mondes. C’est un récit de voyage complet, dans les lieux, dans le temps, dans les multiples petites histoires forgeant une communauté, une famille, un homme. Dépaysement assuré.

Exil en la demeure

181 pages
Version papier
ISBN
978-2-924461-26-6
$ 22,00
€ 14,17

D’origine italienne mais Québécois depuis belle lurette, Jean Bello a été un auteur-illustrateur prolifique dans les journaux (Le Devoir, La Presse) et magazines jeunesse dans les années 70 et 80. En 1997, il a signé et illustré Le chamane fou (Boréal junior). Son premier roman destiné à un public élargi, Exil en la demeure (Sémaphore,

Revue de presse

  • Exil en la demeure – C’est un vrai bonheur de pénétrer au cœur du Village et de faire connaissance avec ces personnages hauts en couleur, d’entendre leurs voix. Qu’il s’agisse du récit de l’oncle Joseph parti chercher fortune en Amérique, d’un étrange guérisseur, des histoires d’amour, des souvenirs de guerre ou des rancunes qui ont la vie dure, tout est savoureux et magnifié par des riches images! Chrystine Brouillet, Salut bonjour.

  • Catherine Voyer-Léger, « Exil en la demeure », Nuit blanche, no 135. P. 46-47.

  • Exil en la demeure – « Le roman, qui n’en est pas tout à fait un, oscille entre les obligations familiales actuelles, les chicanes, les chamailleries, les conflits, les péripéties, souvent émouvantes d’hommes et de femmes qui ont choisi une relative liberté, le devoir, les traditions. […] C’est souvent la drôlerie qui pimente ce récit enchevêtré dans des contraintes auxquelles doit faire face le narrateur. Que l’écrivain embellit de trouvailles stylistiques surprenantes. […] Roman jovial et savoureux duquel on ne peut tout dépeindre, qu’on a aimé lire au soleil ». Dominique Blondeau, Ma page littéraire

  • Sic transit gloria mundi, locution latine signifiant « Ainsi passe la gloire du monde », généralement employée lors de l’intronisation d’un nouveau pape afin de rappeler au futur souverain pontife qu’il va un jour, comme tout le monde, manger les pissenlits par la racine.

    C’est également la phrase dont Jean Bello choisit de coiffer un des plus émouvants passages d’Exil en la demeure, son premier roman grand public, alors que son narrateur regrette avec une lumineuse sérénité la nature forcément éphémère « des amitiés […] des sentiments, des gestes, des envies, des coups de gueule » qui font de la vie cette grande aventure pleine de passion, de mélancolie et de douleur. Dominique Tardif, Le Devoir, 25 juin 2016.

  • «Le récit de Mattia est un hommage à l’entourage du narrateur, au courage de ceux qui ont émigré au Canada ou aux Etats-Unis et au courage de ceux qui sont restés en Italie. Mattia, quant à lui, se retrouve le cul entre deux chaises : pas assez italien pour se sentir à la maison en Italie et trop italien pour se sentir complètement étranger.», Julien Hivon, La recrue du mois.

  • Exil en la demeure – « Au dédale bureaucratique, Mathias oppose celui des souvenirs, ponctués de lettres de ses grands-pères, tous deux partis vivre aux Amériques. La démarche est sincère et Bello fait mouche en nous présentant le point de vue d’un narrateur bienveillant, mais nostalgique, en proie aux sentiments contradictoires. […] On se laisse porter par la langue riche et souple de Bello et ses qualités indéniables de conteur. » Jennifer Beaudry, Collections

  • Ce livre a le mérite de montrer le choc d’un ressortissant italien qui revient aux sources. Le romancier a un talent fou pour mettre en opposition les différences culturelles. Dans le genre c’est un petit bijou qui vous égaiera de la grisaille ambiante. Daniel Rolland, Culturehebdo.