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REVUE
DE PRESSE
Mme
Babin-Gagnon aborde avec finesse la « honte » que ressent
cette femme, amante et mère de famille, de faire cela aux siens,
de se sentir fatiguée, d’être malade. Francesca Benedict, L'indice bohémien, Abitibi-Témiscamingue, nov. 2011, p. 13
Un sujet grave par une plume pleine d'élan vital
L'auteure
explique ainsi sa
démarche : « À partir du moment
où je suis devenue mère, mon rapport à
la mort a changé. J'étais terrifiée de
perdre un enfant. Puis ils ont grandi et j'ai essayé de
tasser
cette peur. » Un ennui de santé très
mineur l'a menée à une réflexion.
« Et si c'est moi qui partais... ».
En refermant le livre, on se détache à regret de ce foyer auquel on s'est attaché. Anne Genest, Entre les lignes.
Quand la maladie vous frappe
Les éditions Sémaphore publient peu mais très bien. A la rédaction de Culturehebdo
on dit entre nous que cette maison est l’équivalent chez
nous du Gallimard de la grande époque, tant les titres sont bien
choisis. C’est la maison *d’édition conçue
pour les amants de la littérature. Pour la rentrée ils
nous arrivent avec un ouvrage choc, J’étais si bien
de Nathalie Babin-Gagnon. Un roman qui met en scène une
photographe de trente-sept ans qui a une belle notoriété
dans son domaine. Et qui est mère de trois enfants. Puis un beau
jour le bonheur s’assombrit à la suite de problèmes
urinaires qui vont débouler sur un cancer avec une
échéance à la clé. C’est comme si
toute sa vie venait de s’écrouler. Et elle mourra à
la fin. C’est un livre écrit à la première
personne qui nous montre la perception de la maladie dans un contexte
déshumanisant et la perspective de devoir quitter les siens. Un
superbe texte qu’il faut lire. Ce qui fait la beauté de
cette histoire, c’est que la romancière est une excellente
conteuse. Culturehebdo, septembre 2011. http://www.culturehebdo.com/livres.htm
«La fiction est
l'occasion pour moi d'apprivoiser ce que j'appellerais mes
«fantasmes destructeurs», des idées qui me hantent
et me terrifient. Dans tout ce que j'ai écrit, il y a toujours
beaucoup de violence, et particulièrement de violence sans
justification», indique Nathalie Babin-Gagnon, dans l'entrevue
qu'elle a accordée à Marie-Christine Blais. dans La Presse du 7 octobre.
La vie domine avec force ce roman, plus exactement
l’importance de vivre, de profiter de la joie et de l’amour
de nos proches. Face à la pitié ou la compassion gratuite
des autres, de ceux en santé, par exemple une voisine fatigante,
le personnage réagit parce que cela la ramène à un
espace unidimensionnel auquel elle refuse d’être
confinée.
Francesca Benedict, L'indice bohémien, Abitibi-Témiscamingue, Novembre 2011, p. 13
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